Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
LE CIMETIÈRE DES CHIMÈRES d'Eléna PIACENTINI :

Il y avait les polars nordiques et il y avait les polars corses.

Depuis Elena Piacentini, il faut compter aussi avec  les polars corses dont l’action se passe dans le Nord …

Se plonger dans le dernier roman d’Elena, c’est un peu retrouver sa famille. Pour ça, bien sûr, il faut avoir lu les précédentes aventures du commandant Leoni … Et nous en sommes déjà à la cinquième.
Si vous ne connaissez pas encore le petit monde de Leoni, vous vous familiariserez très vite en lisant ce dernier opus. En plus, vous êtes de sacrés petits veinards parce que de savoureuses heures de lecture vous attendent.

Dans Le cimetière des chimères, ils sont tous là : Pierre-Arsène Leoni, le flic corse qui a migré dans le Nord, Mémé Angèle, Eliane la légiste, et les autres, les collègues et les amis.

Il y a aussi une nouvelle venue : le procureur Danielle Arzilagne, mal voyante et un peu austère. Sera-t-elle une alliée ou une entrave ?

Lille est là aussi, blanche et froide en cet hiver neigeux.

Blanc également le cimetière de l’Est où l’on assiste à un enterrement. Et où, soudain, trois détonations  déchirent la ouate neigeuse.

Bilan : un mort, un blessé.

Et c’est parti pour une enquête qui nous mène tout droit dans le monde de l’argent roi et de la magouille. Un monde sans scrupule dans lequel le pouvoir et l’argent comptent plus que la vie, où les amitiés vont et viennent au gré des affaires juteuses … ou pas.
Un monde dans lequel la carpe peut s’allier au lapin, pourvu qu’il y ait une promesse de pactole. Mais voilà, les armes ne sont pas égales. Certains sont plus puissants et/ou plus cyniques.

« Maintenant je sais qu’il y a deux franc-maçonneries. Celle qui est restée fidèle à son idéal et celle qui le dévoie, par orgueil ou par intérêt, ou même les deux à la fois. »

Et puis, il y a les dommages collatéraux : les petits, les sans-grade, dont les seules armes sont la fidélité et la loyauté. Et qui, par amour ou amitié, sont prêts à commettre l’irréparable.

Mais Leoni veille : « Moi aussi, j’ai un ami, disons plutôt un frère, que je serais prêt à protéger au-delà du raisonnable. » 

« Au-delà du raisonnable », justement. C’est un joli nom pour une maison d’édition, non ?

BETTY JUSTE 

© Culture-Chronique --                                                

--  Les chroniques littéraires Culture-Chronique

--  S'inscrire à la Newletter


Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :