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PUTAINS DE PAUVRES ! de Maurice GOUIRAN :

Marseille coupée du monde ? Oui c’est possible et ça se passe dans le dernier roman de Maurice Gouiran “Putains de Pauvres !” Il faut dire que la cité phocéenne ne se contente pas de voir les petits voyous se massacrer, elle ajoute encore à la difficulté en renouant avec de vieilles habitudes du moyen âge : la Peste.

Jolie trouvaille que cette “peste des pauvres” qui cavale à travers ce roman social qui passe à la sulfateuse les politiciens de tous bords, le monde de la finance et les promoteurs immobiliers aux méthodes plus que patibulaires.  Au coeur de cette bouillabaisse bien marseillaise, un certain Materazzi – un bon souvenir au passage ce patronyme …- qui, lui, ne fait pas de politique. Mais comme le suggère l’un des protagonistes du roman “lorsque quelqu’un t’affirme haut et fort qu’il ne fait pas de politique, tu peux t’attendre au pire.” Une autre vérité que le roman met rapidement en évidence c’est que toutes les Portugaises ne sont pas moustachues …. Mais passons.   Peu importe l’intrigue pourvu qu’on ait l’ivresse !  Et force est de reconnaître que Maurice Gouiran nous livre un polar que Fred Vargas ne désapprouverait pas, bien au contraire.

   Clovis Narigou, personnage emblématique et récurrent de Gouiran va venir traîner dans les rues de Marseille pour élucider cette affaire à cause de Laura une ancienne petite amie devenue clocharde qui a bien son idée sur l’origine de cette épidémie à laquelle s’ajoute un 4X4 qui terrorise les SDF.  A cette équation explosive il ne faudrait pas oublier de mentionner l'inévitable extrême droite qui vient asperger le tout d’une bonne dose de nitroglycérine.  Et chacun le sait, l’extrême droite hait les pauvres plus que tout …. Ils sont finalement les victimes expiatoires toutes désignées. Narigou va naviguer dans un marigot marécageux où les alligators mordent très fort mais même dans les polars sociaux la morale peut parfois être sauve parce qu’un virus peut se transformer rapidement en anarchiste libertaire…

ARCHIBALD PLOOM  (2013)

 

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