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PAON D'OR de LUDEAL :

LUDEAL revient sur le devant de la scène avec son troisième album intitulé PAON D’OR. Des textes à la simplicité  lumineuse viennent se poser sans artifice sur des mélodies aux arrangements à la fois sobres et profonds. Les guitares nous prennent par la main pour une chevauchée au grand air,  revigorante et énergique  qui nous entraîne  sur les terres  d’un auteur compositeur  se donnant le temps de la production.

   11 titres, parfois évocateurs  “Chevaux sauvages”, “L’enfant du Tipi d’à côté”, “Au large”, parfois plein d’humour comme dans  “Le jardinier japonais” ou encore  mêlés de quotidien et d’interrogations existentielles comme dans “Allons nous coucher”, ou “Qu’as tu dans la tête ?” . Les chansons de LUDEAL sont essentiellement marquées par un questionnement sur le sens de nos vies, les directions que l’ont prend, nos choix, nos interrogations. Parfois les mots s’habillent d’une certaine gravité comme dans   “Coma” ou “Après l’obus” qui ressemble à une plongée bashunguienne  suivant une échelle de corde surréaliste : “Demoniaque fanfare,  conduite au galop, par un maestro en retard  et postillonant…  Epouvantable écume, au babines du maître, jusqu’au curieux bistouri dans sa main de fer…”

  LUDEAL a choisi une école poétique qui passe par la formule qui fait mouche sur un fond d’horizon à la mine de plomb. Le garçon sait écrire et il nous régale de texte à la diététique irréprochable, sans un gramme de graisse…

   Le disque tourne et on peut regretter les vinyls tant cette production mériterait quelques craquements du saphir sur la ligne de cire.  Formidable nostalgie qui vient mourir dans les accords de piano du dernier titre “Tant pis” qui recouvre l’opus d’une vague d’écume aussi mélancolique qu’une plage bretonne en hiver. On frissonne et on repart encore une fois avec “Chevaux sauvages” trop heureux de posséder une carte d’embarquement qui fait souffler le vent des plaines dans nos vies de routine élargissant notre horizon au ciel.

ARCHIBALD PLOOM (2013)

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