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LE CHAT PONSARD d'ANDRÉ FORTIN :

     Il faut d’abord féliciter les éditions JIGAL de Marseille qui deviennent, publication après publication, une référence dans le domaine du roman noir, dénichant auteurs de qualité et polars de belle facture. « LE CHAT PONSARD d’André  FORTIN en est encore un bel exemple.  Où comment un ancien juge d’instruction passe du côté de l’écriture avec toutes les qualités de celui qui a fréquenté la part sombre de l’humanité.  Il nous propose un récit  « made in France » où le milieu politique peut parfois confondre les intérêts au point de jouer contre la collectivité qu’il est censé administrer…  C’est le cas de ce sénateur maire promis à un avenir de ministre qui joue avec l’argent public  et contourne la législation avec l’aide d’un chef d’entreprise prêt à toutes les combines : détournement de fonds,  fausses factures, sociétés fictives, toutes les possibilités de truandages  des collectivités locales sont évoquées au cœur d’un récit  qui prend le temps de définir précisément les contours de ce type de dossier.  

   André Fortin, en plus d’une expertise technique indéniable,   sait faire monter l’adrénaline  du lecteur.  Les personnages qui traversent son roman sont presque tous d’une moralité douteuse, toujours prêts à se résoudre au pire et généralement  tout à fait certains de leur bon droit. L’auteur sait que ces individus existent dans la réalité et il sait nous les rendre plus familiers, c’est une qualité indéniable qu’on retrouve en particulier dans les dialogues entre les protagonistes. 

   L’assassinat d’un petit comptable, Lucien Ponsard,  qui, à la veille de sa retraite,  avait mis le doigt sur une erreur de TVA au conséquences fâcheuses pour les affaires frauduleuses du sénateur maire et ses amis, va déclencher une enquête menée par le madré commissaire Ravier et son inspecteur Borgoni.  Pas simple de trouver la vérité au milieu d’un ban de requins décidés à  défendre leurs intérêts coûte que coûte.  Mais  il arrive qu’un  homme dont le passé est celui  d’un criminel entre dans une phase de rédemption. Ce sera le cas d’Ali  dont le parcours  de vie se termine  sans doute  en un lieu qu’il n’aurait pas imaginé au départ mais après tout il est des endroits qui valent mieux que deux balles dans la peau. D’ailleurs le chat du vieux Ponsard n’y est pas pour rien, lui que la mort de son maître a précipité dans la rue et qui va devoir se débrouiller tout seul ce qui nous vaut quelques passages inénarrables qui valent joliment le détour.

   Une vraie réussite que « Le chat Ponsard » qui s’ajoute à la liste déjà longue  des « petits noirs »  que Jimmy Gallier a su sélectionner pour sa collection - plus de 80 ouvrages aujourd’hui – des éditions JIGAL.

Suivez le chat…

ARCHIBALD PLOOM  (2013)

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