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LES JARDINS STATUAIRES de JACQUES ABEILLE :

UNE CHRONIQUE D'ARCHIBALD PLOOM 

Je voudrais aussi saluer la réédition du roman intitulé  « Les jardins statuaires »  de Jacques Abeille. Voilà une œuvre qui fut une première fois publiée chez Flammarion  en 1982, puis rééditée chez Joelle Losfeld en 2004 pour finir chez Attila en 2010.  Etrange histoire que celle de ce voyageur qui pénètre un territoire où l’on cultive des statues dans des domaines bordés de hauts murs. Les jardiniers qui s'occupent de ces statues vivent dans des communautés au règlement très strict. Ils oeuvrent en silence, choyant leurs statues qui poussent sous forme de rameaux, leur prodiguant autant de soin qu’à un jeune enfant. Quand ils meurent, ils sont enterrés  à l’endroit même où ils travaillaient.

Le voyageur curieux et séduit par ces pratiques va vouloir en savoir plus. Il  traversera le pays du Nord au Sud, découvrant l’envers d’un décor dont il n’avait rien vu jusqu’alors. Dureté des traitements faits aux femmes, inégalités de statuts au sein des confréries qui s’occupent des statues mais surtout il s’aperçoit que ces dernières sont souvent abandonnées aux confins du pays quand elles ne trouvent pas d’acquéreurs.

Très loin du roman traditionnel  et du conte science-fictionnel « Les jardins statuaires » est l’une de ces œuvres inclassables qui plonge le lecteur dans un univers utopique qui finira par dévorer son imagination. Commencer « Les jardins » c’est s’engager sur le chemin escarpé d’une lecture qui vous submerge.  L’inventivité de Jacques Abeille est sans borne et elle finit par hanter celui qui a pris le risque de franchir les  premières pages de ce rêve éveillé.

Cette œuvre qui devra compter plusieurs tomes n’a jamais pu être éditée en entier. Gageons que cette troisième tentative sera la bonne. 

 

ARCHIBALD PLOOM (2010)

 

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