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TENDRE COMME LES PIERRES de Philippe GEORGET :

Tendre comme les pierres est le troisième roman de Philippe Georget qui accumule les prix depuis la parution de L’Eté tous les chats s’ennuient : Prix SNCF du Polar, Prix du balai d’argent, Prix coup de foudre des vendanges littéraires, prix de l’Embouchure. A croire que Georget est le champion toutes catégories des prix littéraires.  Il faut reconnaître que cet écrivain possède une véritable plume et qu’il construit ses récits sur le modèle du piège à loup. Si vous voulez le quitter avant la fin vous devrez lui laisser un membre.

C’est encore le cas avec Tendre comme les pierres, un polar qui démarre dans le village de Wadi Musa en Jordanie près du site archéologique de Pétra. 

Rodolphe Moreau, un vieux professeur qui travaille sur le site est accusé de pédophilie et arrêté par la police. Le dossier paraît à charge et Mélanie l’adjointe du professeur va mener son enquête en compagnie du cineaste Lionel Terras venu tourner un documentaire sur le site archélogique.  Terras est un taiseux au caractère hiératique qui est revenu de toutes les révolutions de palais parisiennes mais au fond c’est un bon gars qui a de mauvais rapports avec l’injustice.  Visiblement quelqu’un cherche à éliminer le vieil homme, pour des raisons qui échappent aux deux enquêteurs.

Leurs investigations vont les mener dans le désert du Wadi Rum celui-là même que fréquenta Lawrence d’Arabie en son temps. Mais les temps ont justement changé et on se bouscule désormais dans le désert : “Le soleil était déjà haut dans le ciel. Ses rayons puissants se reflétaient sur la poussière claire du chantier. Malgré mes lunettes noires, la lumière me brûlait. De l’autre côté de la grille du chantier, sur la voie à colonnades, l’ancien lit du Wadi Musa charriait des flots continus de touristes, de Bédouins, de chameaux et de mules dans une cacophonie infernale. Ça brayait, ça braillait, ça blaterait et ça déblaterait. Habitués au silence des déserts et des cimetièrse, les Nabatéens devaient se retourner dans leurs tombeaux, au moins pour se boucher les oreilles.”

  Les descriptions de Philippe Georget saturées de la chaleur sèche du désert donnent au récit un souffle qui soulève le sable brûlant des dunes millénaires. L’enquête avancera plus vite que les dunes mais le lecteur ressortira de ce roman avec un sacré coup de soleil.  

ARCHIBALD PLOOM  (2014)

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