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LE MIEL de SLOBODAN DESPOT :

Nous sommes les abeilles de l’univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible. » Rainer Maria Rilke

Slobodan Despot sera présent au Salon du Livre et dédicacera son roman "Le Miel"

Avec ce premier et court roman aux allures de fable brassant les alluvions d’un conflit Serbo-Croate à jamais enraciné dans nos mémoires, Slobodan Despot se mue en artisan des mots et butine le pistil de l’espoir. Cet espoir si violent, si fragile, nous autorisant à un seul et unique devoir : y croire.

Il est question d’un homme hospitalisé dont le corps s’affame de douleur. Il est question de Vera l’herboriste-thérapeute accro à la cigarette, assoiffée de tisane et de paroles justes. Il est question d’une rencontre initiatique entre ces deux-là tandis qu’en superposition s’invite un autre récit se dévoilant au plus près des confidences. Pour comprendre et transmettre avec le recul nécessaire occulté par le journalisme à sensations. Ce second récit dans le récit sera celui de Vasko le teigneux que Vera l’herboriste croisera sur une aire d’autoroute à quelques enjambées de Belgrade. Vasko éructant sa colère contre un vieil homme trop maigre pour se défendre : son père. De ce duel entre les autobus larvés de haine,  de cet échange entre deux mondes, l’un du soin et l’autre de la colère, jaillira une belle leçon d’humanité disséminant son pollen d’oubli au gré des vents.

Des sourires et des hommes, des abeilles et des bourgeons…

Récit sobre et précis ou l’émotion s’invite à pas feutrés sans forcer le trait ou la larme, « Le Miel » est un pudique appel à la tempérance et à l’humanisme. Loin des orchestres échevelés d’un Kusturica, c’est une autre ex Yougoslavie qui est abordée ici : celle qui ne sait plus quel frère elle a tué et au nom de quel morceau de terre.  De situations cocasses en avancées laborieuses sur les routes d’un pays endeuillé, Slobodan Despot nous engage à faire chœur autour d’une ruche d’un tout autre genre : celle des abeilles dont l’antédiluvienne harmonie lui permit de résister face à l’absurdité tout en offrant son nectar à ses frères humains aux tendances belliqueuses.

Un sacré coup de chapeau à la reine des abeilles, la grande héroïne de ce roman qui telle une poupée russe se dénude en plusieurs fragments pour nous délivrer tout en douceur l’universalité de son message : « Chacun de nos gestes compte ».

Pour la beauté du geste….

ASTRID MANFREDI 

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