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SEANCE 87 : AU SALON DE COIFFURE :

 En sortant de ma séance psy  j’ai eu envie subitement de changer de tête.

J’avais  dans mes errances germanopratines, repéré un jour,  un salon de coiffure chic au coin des rues Saint André des arts et des Grands Augustins.

Un lieu très VIP où l’on peut  croiser des actrices, et des touristes américaines.

Le vrai salon de la Parisienne BOBO.

Je suis rentrée et j’ai confié ma tête à Atsuko pour une coupe au carré flou ; faite aux ciseaux, avec précision, délicatesse et lenteur.

Ce salon ne ressemblait en rien  à mon salon habituel.

Le mien je l’ai choisi par facilité  car il est  à proximité de mon domicile et  surtout  parce qu’il répond à quelques critères qui me tiennent à cœur comme :

Etre coiffée toujours  sans RV au moment où l’envie me prend.

Ne jamais me mettre d’huile de quelques sortes que ce soit  sur mes cheveux propres sous prétexte de les faire briller .

Vaporiser un léger voile de laque à la seule condition que l’odeur me plaise.

Me faire Un shampoing et  un après shampoing qui ne sentent ni la noix de coco, ni les plantes vertes.

Me faire un soin en me massant le cuir chevelu sans me parler.

A part cela j’acceptais quelques désagréments comme :

les clientes imbuvables, méprisantes, et bavardes.

Les magazines de mauvais goût, Closer, Gala et Voici .

Cela n’entamait en rien mon bonheur de venir me faire coiffer.

J’adore donner ma tête.

Je ferme les yeux.

Je ne parle pas.

J’entends mais je n’écoute pas ce qui se dit autour de moi.

Les femmes racontent leur vie à leur coiffeuse.

Qui généralement n’entendent que la moitié des choses, l’autre moitié étant couverte pas le bruit du sèche-cheveux.

Et de toute façon que ce soit une moitié ou l’autre de ce qui se dit,  aucune n’est souvent digne d’intérêt, quelques potins ou méchanceté sur les uns et les autres, quelques croyances débitées avec aplomb, quelques vérités fausses enfin bref des bruits de salon de coiffure, qui partiront avec les eaux sales et les cheveux coupés.

Il m’en faudrait plus pour me décourager de ce moment de détente que j’affectionne particulièrement.

Mon côté sensuel me pousserait à passer ma vie dans des salons de massages ou de coiffures.

L’idéal étant le massage ayuverdique allant de la tête aux pieds, ce qui inclut le cuir chevelu, là je déroge et j’accepte que l’on me fasse couler un filet d’huile chaude et parfumée sur le haut du crâne même si mes cheveux sont propres !

Atsuko  qui a fini son travail, me tire poliment  de mes rêveries en me demandant si cela me plaît.

Je hoche ma nouvelle tête en signe d’approbation.

Et je ressors plus légère.

 ALICIA RAHO 

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