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LES REVOLUTIONS DE JACQUES KOSKAS d’Olivier GUEZ :

Avec ce premier roman Olivier Guez ne pourra pas passer inaperçu et c’est en numéro dix qu’il marque le but gagnant de cette rentrée littéraire où l’humour et l’espièglerie n’ont pas vraiment été privilégiés. Car c’est bien là la qualité de ce roman initiatique aussi déjanté qu’érudit qui nous trimbale dans la tête pas très au clair d’un Jacques Koskas plus Hipster New-yorkais accro à vénus et aux cuites qu’aux génuflexions face au mur des lamentations.

Issu d’un père baptisé Jacques senior, spécialiste des bobos du bikini, et d’une mère urologue, Jacques Koskas se débat pour être un homme avant d’être un juif. Un homme de son temps qui cherche son humanité entre les cuisses aussi volages qu’addictives de belles peu farouches. Du petit garçon qui collectionnait les figurines Panini, il est vite passé au jouisseur tous azimuts lorsqu’une sirène à la silhouette implacable lui est apparue en rêve. Un apprenti séducteur pétri de maladresses et de petites vacheries revendiquant son romantisme noir. Un séducteur en quête de cette panthère qui l’enchaînera aux barreaux d’un lit de luxure. Ardue sera la tâche pour ce trublion qui se voit rappeler à l’ordre par la Torah familiale. Tu seras un juif mon fils. Non, je serai un homme mon père et c’est ainsi que Jacques Koskas endosse son costume de Peer Gynt et sillonne le nouveau monde comme l’ancien pour y quêter le sens de la vie. Des tribulations psycho-géographiques au cours desquelles il fera des rencontres plus désopilantes les unes que les autres. En arrière-plan, dans un  coin de son âme, Jacques entretient la mélancolie de la vieille Europe et d’un Danube dont l’érudition se meurt sous un coup de botte aussi peu reluisant que le précédent: celui du cynisme de la finance.

Fantasques, loufoques, pas casher pour deux sous, les révolutions érotico-viennoises de Jacques Koskas se dévorent comme un Bretzel tout chaud. Car bien au-delà du roman communautariste – quel affreux mot – ces révolutions sont une caméra embarquée dans le cœur et les tripes d’un jeune homme incorrect et tendre peu destiné à tenir la kalachnikov du conflit israélo-palestinien. Jacques Koskas a envie de vivre et il ne sait pas toujours comment. Et c’est la grande force de ce premier opus intelligent, délicieusement subversif et emmené par une plume qui fait mouche.

A la tienne Jacques Koskas !

ASTRID MANFREDI

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