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QUAND LES ANGES TOMBENT de Jacques-Olivier BOSCO :

Jacques-Olivier Bosco est devenu en quelques romans, l’une des valeurs sûres du roman noir.  A chaque parution il confirme un vrai talent de plume et approfondie une œuvre qui sonde les tréfonds  de la saloperie humaine. Bosco est un réaliste de l’image et de la formule. Son univers est profondément visuel et son écriture ne sent pas l’encre de contrebande.  Celui que ses aficionados surnomme désormais JOB est l’architecte diabolique d’une narration où morale et sentiments humains se disloquent sous la brutalité  des coups de boutoirs de l’intérêt, de la manipulation  et de la cruauté.  Quand les anges tombent ne dérogent pas à la tradition boscienne.  Le  roman commence sur une scène  qu’il vaut mieux éviter de lire au moment où l’on prend l’avion. Le sang gicle et le supersonique concerné part en piqué dans le ciel de Lorraine.  On démarre pour le moins in médias res.  Les dames risquent de voir leur brushing  lessivé plus vite qu’on ne prendrait de temps pour l’écrire.  Ajoutons à ce démarrage sur les chapeaux de réacteurs le kidnapping  de cinq  gamins, un procès truqué et une vieille vengeance à solder. Il ne manque plus que quelques personnages  du bon ou du mauvais côté de la loi et il suffit de secouer avec la plus grande violence le shaker à émotions. 

   Bosco sait mettre  en scène des situations parfois tragi-comiques et en tirer la quintessence noire.  Chez lui les parents d’otages ne sont pas forcément  des victimes expiatoires, les gamins enlevés ont du ressort, les préfets pensent plus à leur intérêt qu’à la République,  les cheminots boivent plus que raison , les flics  vont plus mal que les truands qui, eux, ont des comptes à régler…   Ajoutez une narration  qui sait jouer des effets de dramatisation et vous obtenez un récit  qui ne lâche plus le lecteur de bout en bout.  JOB sait particulièrement jouer sur des dialogues pour donner à la succession des scènes  de son roman le plus grand réalisme possible. Et puis il nous rappelle au passage  une vérité  que personne  ne pourra jamais contesté dans un roman noir : les bateaux mouches  passent  toujours devant le 36 quai des orfèvres….

 ARCHIBALD PLOOM

 © Culture-Chronique --                                                

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