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LA WAFFEN-SS de Jean-Luc LELEU :

Jean-Luc Leleu nous propose une synthèse exemplaire sur cette unité d’élite de la SS.  Il s’agit là d’un travail universitaire d’une grande qualité tant par son appareil de notes que par la pertinence des séries de tableaux qui sont proposées en fin d’ouvrage.

La SS qualifiée d’”ordre noir”, la SS “issue des commandos politiques (Politische Bereitschaften) apparut à partir de 1933, la SS-Verfügungstruppe (ou SS-VT – “troupe SS à disposition”) avait été créée à l’échelon des organisations régionales SS avec un statut et des fonctions longtemps demeurés obscurs. En tant que première formation encasernée, il était en effet bien difficile de définir ce qu’était la garde personnelle de Hitler à ses débuts. Constituée le 17 mars 1933, elle était formée de SA et de SS, elle portait l’uniforme SS, était instruite par l’armée de terre, payée par la police territoriale de Prusse et était assermentée au chancelier du Reich.”

A la fois militaires et politiques, les régiments SS “Tête de mort”  passent de 23 000 hommes en 1938 à  600 000 en juin 1944. Placée sous le commandement de Himler et issue de la Reichführung-SS, la Waffen SS a permis à l’ordre noir de s’imposer comme une autorité politique incontournable au sein de la société allemande.

Au terme de l’année 1942, les forces de campagne de la Waffen-SS se composaient de 8 divisions et de deux brigades appelées “Deis Reich”. En décembre 1943 la Waffen-SS compte 242 000 hommes.  Garde prétorienne du régime, la Waffen-SS avait longtemps constitué un petit corps d’élite  à qui l’on avait donné l’occasion de se distinguer sur les champs de bataille pour mieux asseoir sa légitimité  en tant que “troupe de police de l’Etat” (Staatstruppenpolizei). Pour Hitler la montée en puissance de la Waffen-SS réduisait le poids politique de la Wehrmacht.

    L’éducation est un thème récurrent dans les programmes d’instruction des unités SS : principe de dureté et obéissance inconditionnelle.  Valeurs qui ne fonctionnèrent pas forcément pour les recrues non allemandes.

   Jean-Luc Leleu propose une réflexion approfondie sur cette unité à partir d’un travail d’archives d’une grande richesse ce qui lui permet d’aborder l’ensemble en éclairant les éléments qui constituèrent la légende de cette armée dans l’armée. Ils s’attaquent d’ailleurs aux clichés et aux idées reçues qui accompagnent l’histoire de la Waffen-SS démontrant en particulier que les différences en tant que forces de combat entre les unités de la Wehrmacht et celles de la la Waffen-SS était minimes tant pout la bravoure au combat que dans la perpétration de crimes de guerre.  L’un des constats de l’historien tient au fait que les différences entre les unités de l’armée et celles de “l’ordre noir” dans le fanatisme et l’obéissance aveugle n’ont cessé de s’amenuiser entre 1940 et 1945. 

   Ces deux volumes constituent une somme indispensable pour tout lecteur curieux de connaître vraiment  le fonctionnement de cette organisation tout en dissipant les vapeurs nauséabondes d’une mythologie qui est totalement remise en cause par la recherche objective des faits. 

 ARCHIBALD PLOOM

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