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LES HOMMES MEURENT, LES FEMMES VIEILLISSENT d'Isabelle DESEQUELLES :

 Reste -il encore des petits coins de paradis? Des espaces  où le temps semble suspendu et la vie s'écoule tranquillement ? C'est le bien joli thème que nous propose le dernier roman d'Isabelle Desequelles "Les hommes meurent, les femmes vieillissent".  Pour Alice, sans aucun doute! elle a crée l'Eden, principalement pour les femmes, un institut de beauté peu ordinaire où corps et âmes sont indissociables.

Peut être a t-elle médité sur cette phrase: Les statistiques disent que les hommes vivent en moyenne six ans de moins que les femmes, les hommes  meurent, les femmes vieillissent. Les blessures de la vie, Alice les traque, les accueille  et sans un mot apaise et réconforte.  "Les langues, si muettes soient elles, se délient dans la cabine de soins. J'ai écouté des confidences, j'ai abrité des aveux. En venant la première à l'Eden , Eve a conduit jusqu'à moi les femmes de sa  tribu, même des années après ". Eve est morte, elle s'est suicidée, elle ne pouvait plus supporter l'absence de Pierre mort accidentellement. Elle laisse un fils de onze ans, Nicolas. Quel rôle Alice va t-elle jouer en décidant quelques temps après la mort d'Eve d'investir les lieux où elle a vécu? Il lui faut  agrandir son institut et cette maison lui semble la plus appropriée.

Comme un médecin avec ses patients, elle complète une fiche pour chaque client. Elle n'hésite pas à y inscrire les détails de leur existence. Ensuite la parole est donnée à chacune des femmes: Caroline, Lili, Barbara, Clarisse, l'autre Eve ( la femme de Nicolas), Yves qui rêve de devenir femme, Manon, Judith, Jeanne... Elles ou ils sont tous de la même famille. Leurs secrets, leurs joies, leurs peines, leurs attentes, leurs déceptions, Alice les connaît ou les pressent. Tout en conservant ses distances et l'intimité , elle réussit en prenant soin des corps à apaiser  les âmes dans le silence et le respect. " On ne va pas à l'Eden pour une épilation ou une manucure, on y va parce que c'est une histoire de vie". Alice accompagne, aide à s'accepter, à se réconcilier avec soi même. Ses mains de magicienne transforment, détendent, réveillent et consolent.      

C'est une jolie fresque familiale qui s'offre à nous, pleine de trouble, de douceur, de finesse et de puissance. On s'abandonne à sa lecture, on se laisse caresser, cajoler, bercer, dorloter par les mots. 

SYLVIE LAVAINE  

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