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AARON GOLBERG : THE NOW :

  Le trio d’Aaron Golberg (piano), de Reuben Rodgers  (contrebasse) et d’Eric Harland (batterie) est une vieille affaire  qui tourne depuis le fameux “Turner Point” en 1999. Les trois garçons n’ont plus grand chose à démontrer du point de vue musical, ils avancent de conserve avec bonheur et virtuosité. Le jazz est leur vie  et leur vie  baignent la nôtre à travers ce dernier album intitulé  “The Now”. Quel beau  titre d’où s’échappent des teintes brésiliennes, be-bop,  ou encore billevansiennes . Golberg  qui vient de  toucher la rive de la quarantaine atteint la maturité  des grands, celle qui s’accompagne toujours de l’exigence technique et du renoncement aux facilités. Il explique "Un disque de jazz est littéralement un seul moment dans le temps". Ce moment est unique et une seconde plus tard il aurait été tout autre. C’est le message que délivre « The Now ».

     La rythmique virtuose de Rodgers et Harland inscrit les titres dans un dynamique que le piano de Golberg vient habiter avec toute l’élégance qu’on lui connait.  Les titres qu’ils ont voulu relativement courts - aucun ne dépasse 7 minutes - délivrent une atmosphère tendue vers la magie que le trio est en capacité de délivrer. “One life” est un hommage à une adoslescente qu’un couple a perdu. La guitare de Kurt Rosenwinkel tranforme le trio en quatuor, pleurant des notes qui viennent toucher notre coeur,  nous laissant avec un sentiment de nostalgie qui referme cette méditation sur le temps.  On remarquera aussi le très beau “Yoyo” d’une grande densité rythmique, aux intonations sobres  et bondissantes où encore le mélancolique “ Triste Baia de Ganabara”  que les notes de Golberg viennent caresser  avec délicatesse et retenue. "One’s a Crowd" à la batterie syncopée et lumineuse nous tire de notre rêverie et nous entraine jusqu’au bout de la nuit bleue. Dix titres d’une grande classe et d’une maestria qui font de la virtuosité une évidence. L’ombre de Charlie Parker traverse l’album comme  une puissance tutélaire, donnant à cette méditation sur le temps tout son sens.

ARCHIBALD PLOOM 

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