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AUTREFOIS LE RIVAGE de Paul YOON :

 L'île de Solla! Vous la connaissez? Non, ne la cherchez pas sur une carte, elle est purement imaginaire. C'est une île comme une autre, au large de la Corée du sud, théâtre de toutes les nouvelles  présentées par  Paul Yoon  dans son livre "Autrefois le rivage". Elle abrite tant de souvenirs, de la guerre de Corée à nos jours, des plus doux aux plus tragiques! Elle devient ainsi, pour les uns,  un lieu de pèlerinage et pour d'autres, un lieu de vie. C'est toujours étrange de s'imaginer les hommes passant rapidement sur cette terre, en y laissant des empreintes indélébiles. C'est vrai pour cette vieille dame, veuve d'un soldat américain, venue rechercher des initiales gravées au fond d'une grotte par son amour de jeunesse. C'est le seul lien qu'il lui reste.  D'autres empreintes moins visibles, nichées dans le cœur des proches,  s'effaceront comme lavées par le temps.

L'île de Solla a connu ses douleurs, comme  tous ces hommes morts pendant la guerre. Les nouvelles s'enchainent et apportent leurs lots de joies et de souffrances. Dès le début du récit "Au milieu du naufrage" les mots choisis nous emportent (Les albatros qui volaient haut dans le ciel ressemblaient à des larmes) mais ils  ne laissent planer aucun doute sur la fin tragique de Karo, fils de Bey et Soni .

Les années défilent, l'île se transforme légèrement aux mains des hommes mais elle garde son âme, certains la fuient momentanément pour mieux y revenir. La mer est omniprésente, elle fait partie du paysage, mais comment pourrait il en être autrement pour une île ?

Les pages du livre se tournent lentement, juste le temps de s'imprégner de toutes ces histoires avec cette jolie toile de fond. Tous les titres sont une invitation à la lecture: La forêt incendiée, la femme de la mer, Et nous serons toujours là, la fille du sculpteur , Cherche moi dans le camphrier, et enfin, les lanternes d'Ido. Certaines se lisent comme des contes ou des légendes.

 Inutile d'en écrire davantage, toute la sensibilité qui se dégage à la lecture de ce livre ne se raconte pas, elle se ressent. A défaut de pouvoir poser ses valises sur l'île de Solla, le lecteur peut aller à la rencontre de tous ces personnages pudiques, mystérieux, attachants, émouvants. 

SYLVIE LAVAINE  

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