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LETTRE A CEUX QUI NE SAVENT PAS POURQUOI ETRE DE GAUCHE (3) :

  Le service public plutôt que l’intérêt général

 En 1945, le Conseil National de la Résistance rédigeait un texte d’une portée politique considérable dont l’architecture est mise à mal depuis des années. On retrouvait dans ce programme les fondations de notre fameux système social que le monde entier nous envie avec des grands principes : la gratuité des soins pour tous avec la Sécurité sociale, le droit à une retraite pour tous grâce au système de répartition, la réaffirmation de la primauté de l’enseignement gratuit et obligatoire… Alors, en 1945, la notion de « Service Public » transcendait le clivage droite gauche.

Aujourd’hui, malheureusement, ce thème est presque devenu un tabou pour les deux camps. La bataille de la communication a imposé le recours à une autre notion : l’intérêt général. Pour paraphraser Régis Debray parlant de la République et de la démocratie, disons que l’intérêt général c’est le service public après que l’on ait éteint les lumières. Entendons nous bien, je n’ai rien contre l’intérêt général, mais il ne doit pas devenir la préoccupation première du politique. D’ailleurs, il est amusant de noter que l’on retrouve ce terme dans la loi du 1er août 2003 relative au… mécénat d’entreprises. Celles-ci peuvent défiscaliser leur action tant qu’elle va dans le sens de l’intérêt général. Une contractualisation, dans la mesure où l’entreprise ne peut agir de façon universelle, va toujours vers un intérêt.

Même si la cause est belle, elle est toujours sous-tendue par un combat personnel, une relation, une cohérence stratégique, une idiosyncrasie… Toutes choses éminemment légitimes lorsqu’on parle d’une entreprise privée ou même d’un individu, mais qui ne devraient jamais guider les choix du politique.

Contrairement à l’intérêt général, qui relève du concept, ce qui lui confère une certaine souplesse, le service public est un principe, donc rigide. On ne badine pas avec le service public : où que l’on soit sur le territoire, on a le droit de recevoir un enseignement, de trouver une maternité, des urgences chirurgicales… Dès qu’on oppose à cela une logique arithmétique, ce n’est plus la peine de discuter, le service public est mort et les communes concernées n’en sont pas loin. Il suffit de se rendre à Joigny dans l’Yonne, pour voir les ravages entraînés par la disparition des établissements publics. On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, mais la faux des réformes territoriales peut s’abattre trois fois sur la même localité : tribunal d’instance et de commerce, caserne, maternité et chirurgie … Toutes ces structures vitales pour la commune ont été rayées par les réformes successives du gouvernement depuis 2007. Une telle curée qu’elle a inspiré à deux jeunes élus locaux, Nicolas Soret et Fabien Bazin l’idée d’inventer un « bouclier rural » qui masque en réalité le bouclier de service public. Contrairement à son homologue fiscal qui transforme la collecte  d’impôts en passoire, son bouclier est une réponse désespérée : le droit d’avoir un parapluie sous l’orage.

 

Aujourd’hui l’intérêt général entraîne le politique par la manche quand ce devrait être le contraire. La politique doit être par essence coercitive, mais elle s’est trop assouplie ces dernières années pour continuer à imposer sa présence. Cette inversion ne s’est pas produite naturellement, mais résulte d’une meilleure accommodation des tenants de l’intérêt général à la nouvelle donne politico-médiatique. Celle-ci repose sur un paradoxe : la politique est omniprésente dans les médias, mais on débat de moins en moins du fond. La faute à une très grande « technicisation » des débats qui les rend illisibles pour le grand public. Si on dit « il faut que ceux qui gagnent beaucoup d’argent soient taxés beaucoup plus que ceux qui gagnent peu », on vous accuse de populisme. Alors, on assiste à des querelles passionnées pour savoir si le relèvement d’un demi-point de CSG ou la création d’une nouvelle tranche d’impôt pour séparer classes moyennes inférieures et supérieures… Pendant que ces politiques en lustrine d’expert-comptable s’écharpent sur leurs petits totems symboliques, les grandes entreprises sont de moins en moins taxées, alors que la courbe de leurs profits s’envole. Populiste encore ? Boileau et son célèbre « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », populiste ? La gauche devrait ressortir Boileau pour légitimer le droit à la clarté dans le débat public ; elle préfère Elie Cohen… 

 

 L’intérêt général, donc, sait capter l’attention, je n’ose dire l’intérêt, du public, en lui parlant de sujets de proximité. Ce n’est pas ma conception de la politique. Le summum de l’hypocrisie est atteint, avec l’émission « Service Public » sur France Inter. Un tel détournement sémantique confine au sublime puisque sur ces ondes, on ne parle jamais de service public, mais toujours d’intérêt général ; l’émission se veut citoyenne, vigilante. Pourquoi pas ? Mais, alors, que défend-t-elle ? Le pouvoir d’achat. Ce nouveau veau d’or des médias vers lequel les politiques, et malheureusement de trop nombreux responsables de gauche, foncent sans réfléchir. « Tous ensemble contre la vie chère », ce slogan d’épicier était aussi le principal mot d’ordre et pas seulement d’ordre juste, de la candidate de la principale force dite de gauche à la présidentielle de 2007. Personne ne tire les conclusions d’un tel rapprochement pourtant catastrophique ? Tabou, encore.

 

Evidemment, qui peut aller contre la lutte pour le pouvoir d’achat ? Nous voulons tous payer moins cher, partout, se procurer plus avec autant, ou trouver des astuces pour avoir plus. Mais il est véritablement consternant de voir certains politiques faire leur fond de pensée sur le commerce et vice-versa. Faire baisser les prix des opérateurs téléphoniques, les minutes surtaxées et autres abus commerciaux. Par ailleurs, inventer sans cesse de nouveaux crédits d’impôts et autres incitations gigognes, devenus les nouveaux phares d’une jeune caste politique pour se démarquer. Mais imagine-t-on Robespierre, Proudhon ou Blum dire « je serai le candidat du forfait unique, j’abolirai les surélévations de crédit » ? De la lutte des classes à celle du pouvoir d’achat, il y avait un Grand Canyon, la vacuité idéologique des nouveaux progressistes l’a comblé sans vergogne…

Ces combats de sous-préfecture marquent surtout la résignation du politique : où est le projet de société, l’universalisme, le partage ? Y a-t-il encore un pilote pour sauver le service public ? Nous sommes, dans cette affaire, tous frappés d’amnésie collective et nous nous laissons embourber et enfumer par l’air du temps qui a gagné une bataille de communication en ringardisant l’idée de service public. Mais la communication a ses limites que la pratique éclaire ; les faits sont têtus pour parler comme Lénine, et alors que les services publics sont matraqués, jamais il n’a semblé aussi urgent de leur redonner une place centrale.  

Education, une pierre angulaire fissurée à réparer.

En 1947, dans les 4 grandes écoles, Normale, Polytechnique, HEC et Centrale, on comptait 29% d’enfants issus d’un milieu modeste. Une proportion tombée à environ 2% au début du vingt et unième siècle. Que s’est-il passé en cinquante ans pour que notre ascenseur social se grippe à ce point ?

 Tout le monde sait que le poste de ministre de l’Education Nationale est le plus intenable de la vie politique française. Syndicats, étudiants, parents, personne ne veut changer la donne, ce qui rend toute capacité de réforme d’ampleur, impossible. L’effet est pernicieux en ce qu’il sédimente peu à peu l’idée d’une certaine impuissance et que la dégradation de notre système éducatif serait comme l’érosion sur les falaises ; un phénomène lent et inévitable.

Pourtant, les résultats sont là : le collège unique porte ses fruits. Mais les vers sont dans celui d’un égalitarisme chimérique. A trop vouloir donner la même instruction à tous, à tout prix, on se conforte avec les bons résultats des enfants déshérités dans un premier temps, mais leur décrochage à l’âge adulte n’en est que plus violent… Alors on se félicite que l’écart entre cadres, employés et ouvriers n’ait jamais été aussi faible… sans préciser que c’est à cause d’un tassement par le bas. Idem, pour la fameuse massification de l’enseignement : nous n’avons qu’un tiers d’une classe d’âge qui sort diplômé du supérieur, mais à l’intérieur de cette petite minorité s’instille lentement le poison de la recomposition d’une aristocratie scolaire. 

Je n’ai évidemment pas la solution miracle, mais il me semble tout de même que nous pourrions remettre la langue au cœur de l’enseignement plutôt que tous ces périphériques (environnement, éducation civique) qui, peu à peu, poussent les professeurs devant l’insoluble équation d’être assistants sociaux, famille de substitution et autres… La maîtrise de la langue donc, car la langue seule permet de s’armer, de s’informer et de se prendre en main : or, avec 1 jeune sur 6 qui arrive en classe de 6ème,  sans maîtriser l’écrit, tout est dit et le reste n’est que littérature ministérielle. Seule une maîtrise de la langue permettra à tous de faire le chemin de l’intégration volontaire, plutôt que celui auquel nous conduisons nos jeunes vers une assimilation forcée. Mais comment voulez vous ingurgiter Proust, Voltaire et Hugo si vous ne déchiffrez pas la langue : perdu d’avance.  

Une école qui saura se recentrer sur sa mission première aura fait un premier pas, mais pour restaurer pleinement un sentiment d’ascenseur social grâce à l’éducation il nous faudra, vaste programme, sortir de notre sélection par l’échec et aller vers une sélection par la réussite.

Cette sélection par l’échec est à l’origine de nos petites castes, créant des élites au sein des élites : parmi les diplômés de l’ENA, les Inspecteurs des Finances condescendent tout juste à parler à leurs homologues de la Santé. Les admis aux grandes écoles de commerce, autres qu’HEC souffrent d’un complexe et ceux qui l’ont intégrée d’une hypertrophie de l’ego. Pourtant, en termes de masses, les grandes écoles ne peuvent constituer un projet d’éducation pour la nation. Plus l’on descend, plus les complexes s’intensifient. Résultat, nombre de métiers passionnants et bien payés sont extrêmement dévalorisés : nous ne formons pas assez de bouchers, manquons de serruriers et de plombiers. Toutes professions qui seraient infiniment mieux rémunérées que celles qu’on proposent à nos bataillons de diplômés de masters de lettres ou d’histoire, payés au SMIC pour répondre au téléphone… Une inversion de cette pyramide des valeurs ne se fera pas un jour, mais si nous voulons que notre douzaine de siècles d’histoire nous contemplent à nouveau avec fierté, nous ne pourrons en faire l’économie.

La peur n’est pas une vision du monde

 

Etre de gauche c’est aussi ne pas être de droite. Au-delà de la tautologie, il faut connaître son ennemi pour mieux le terrasser. « La peur n’est pas une vision du monde » déclarait le général Von Hammerstein pour expliquer son refus de prêter allégeance aux nazis. Evidemment, nous n’en sommes pas là, mais la même logique irrationnelle prévaut dans le programme de droite qui joue sur nos terreurs imaginaires.

 

A vrai dire, nous sommes toujours dans la dialectique de l’homme qui plante des drapeaux pour éloigner les girafes. Quand on lui répond qu’il n’y a pas de girafe dans les environs, il vous rétorque, patelin, qu’évidemment, puisqu’il plante des drapeaux… Le parallèle me semble pertinent pour la droite sur de nombreux sujets, mais je voudrais en souligner quelques-uns. 

En matière de répartition des richesses, être de droite c’est continuer d’agiter des chiffons rouges défraîchis. Le bouclier fiscal ? Une vaste plaisanterie quand on sait que les assujettis les plus fortunés paient en moyenne 22% d’impôts sur le revenu grâce aux conseils avisés d’experts fiscalistes. Par ailleurs, cette rhétorique autour du 50%, revenons-y. Tout le monde peut comprendre que, lorsque l’on gagne 1000 euros, si on nous prend la moitié, il nous reste 500, c’est peu. Mais si vous gagnez 1 million et qu’on vous prend 500 000, il vous reste 500 000, soit 25 fois le salaire mensuel médian aussi. Il faut en revenir à ces origines et parler de justice plutôt que se perdre en conjectures sur les pourcentages. Henry Ford, qui n’était pas précisément un homme de gauche, disait que l’équilibre dans une entreprise ne pouvait se maintenir qu’à la condition que le patron ne gagne pas plus de 30 fois ce que gagnent ses ouvriers. Or, aujourd’hui, nous n’en sommes plus là… Les PDG du CAC 40 gagnent plutôt 300, voire 400 fois plus que leurs ouvriers. Les bornes de l’acceptabilité ont été dépassées depuis longtemps. Et il en va de la permissivité comme de l’exemplarité : elle coule de haut en bas. Les patrons du CAC inspirent ceux du SBF 120 qui eux-mêmes déteignent sur toutes les entreprises situées  en dessous. Là encore, il ne s’agit pas de dire que l’on a réinventé le servage, mais de dénoncer une fuite en avant et restaurer un équilibre entre production de richesses et répartition de celles-ci. Ne pas être de droite, en somme, c’est reconnaître qu’il existe toujours des classes. Depuis des années, la droite a habilement réussi à déconstruire cette réalité en arguant qu’il faut dépasser cette logique qui sentirait l’encaustique, la lutte des classes. Et pour cause, elle a quelque chose de dégradant pour elle, elle signifie qu’une classe exploite une autre. Une gauche courageuse s’était érigée contre cela. 

 

Surtout, elle a une réponse dans son ADN français que je déplore de ne pas voir sortir systématiquement : si ces entreprises, ces patrons voire ces sportifs, gagnent des sommes telles qu’on les protège d’un auguste bouclier, s’ils ont pu multiplier les euros au point de ne plus savoir combien, c’est grâce au système public français. Les entreprises sont installées dans le pays le plus compétitif au monde, car les salariés sont bien soignés, prennent des transports avec des infrastructures bien entretenues pour arriver à l’heure au travail, sont formés à l’école publique, ce qui les rend moins (même si encore trop) illettrés qu’ailleurs. Grâce à tout cela, les entreprises engrangent du profit et lorsqu’il faut payer, elle se récrient et arguent qu’elles doivent leur fortune à leur « prise de risque ». La démarche est plus grossière encore avec nos meilleurs sportifs : souvent issus de milieux modestes, ils doivent leurs émoluments aux structures françaises. Détection, bourses, formation, encadrement, tout est payé sur des fonds publics, y compris les risques assurantiels : en cas de blessure précoce, on leur paye une formation pour leur reconversion. Dès qu’ils gagnent  de l’argent, ils le placent en Suisse ou à Monaco. Toujours prêts à socialiser les risques et leurs pertes, ils individualisent les profits… A l’heure où la xénophobie galopante fait peser la menace de la déchéance de la nationalité pour les voleurs de poules, on pourrait commencer par déchoir de leurs droits bancaires ces divas, très souvent de pacotille en leur confisquant la part du salaire dont ils doivent s’acquitter auprès du fisc. Assurément, la mesure serait interprétée comme un retour honteux au collectivisme… alors qu’il ne s’agirait que de faire respecter la loi !

 

Sur la sécurité, aussi, les dirigeants agitent des chiffons rouges et pour quel résultat ? Les communes les plus « gauloises » votent parfois massivement pour le Front national. Un vote prophylactique plus que de ras-le-bol. Un vote pour que les étrangers ne débarquent pas chez eux, qu’ils restent cantonnés dans leurs baraquements. Cette attitude autiste et triste à mourir est confortée par une droite qui, à longueur de journée lui assure que nous sommes en guerre, qu’il faut terrasser les caïds, les bandes. La France n’est pas le Mexique ou l’Irak, que je sache !

 

Enfin, la peur n’est pas une vision du monde et pourtant elle prédomine dans un certain terrorisme intellectuel qui voudrait que le libéralisme soit un modèle indépassable. Si les thèses de fin de l’histoire de Fukuyama sont gentiment moquées, elles ne sont pas agressées non plus et tout le monde se lève à l’unisson pour souligner la victoire triomphante de la fin de la guerre froide.  

Et la mondialisation, dans tout ça ?

Il faut voir tous les esprits malins, ultralibéraux arriver avec ce mot à la bouche comme un talisman anti-progrès social : mon-dia-li-sa-tion. C’est la faute à la mondialisation si on tire tous les salaires vers le bas, mais pas l’économie des rentiers qui elle, prend des risques face à la mondialisation. Par ses mains invisibles, tant d’autres injustices sont justifiées sans autre forme de procès « c’est à cause de la mondialisation ». Cette église recrute d’autant plus de fidèles qu’elle a les faveurs des télévangélistes, maquillés en chroniqueurs économiques. Signe des temps et de la dévotion, l’indicateur permanent des cours de bourse sur les chaînes d’information. Les croisades religieuses étaient plus sanguinaires, mais la liste des méfaits du mondialisme a tout de même des atours effrayants. En son nom  on désindustrialise, on licencie brutalement, on allonge la durée de cotisations, on réduit les protections des contrats de travail, on augmente les frais de scolarité, on manque de qualification à 25 ans et on est trop cher, on manque de formation et on est trop cher dès 45 ans…

 Grâce à la mondialisation, la droite se décomplexe et joue le chantage permanent à l’évasion fiscale. Elle nous rejoue sans cesse le sketch du paysan de Fernand Raynaud et thésaurise sans vergogne.

Mais là où le bât blesse, c’est qu’à cause de cette même mondialisation, la gauche se complexe et cesse de l’être. L’idéal social-démocrate, véritablement réformiste, où est-il dans notre paysage politique français ? La droite extrêmement dure qui nous gouverne aujourd’hui permet au parti socialiste de se refaire une vertu gauchisante à peu de frais. Revenir sur le bouclier fiscal, sur les déchéances de nationalité, sur Hadopi… Vaste programme… Mais face aux enjeux mondialisés il faut une réplique de même ampleur : un protectionnisme européen, tel que défini par Emmanuel Todd. Ce modèle serait le seul à même de garantir le maintien d’une politique industrielle, plus écologique de fait puisque produite localement, plus sociale avec des salaires rehaussés.

 

Le monde syndical gronde et fortement. Les émeutes en Chine, en Indonésie, partout en Asie les travailleurs se mobilisent pour hurler qu’ils ne veulent pas travailler pour survivre, mais bien pour mieux vivre. Leurs révoltes rappellent certains épisodes de notre histoire occidentale de conquête des luttes sociales. En Occident, les travailleurs n’osent plus tout faire imploser à quelques exceptions près ; les Conti, beau baroud d’honneur des ouvriers, mais pour leur révolte, combien de fermetures silencieuses ? Seul un protectionnisme européen redonnerait voix à ces travailleurs, en même temps qu’il contraindrait les dirigeants asiatiques à poursuivre leur modernisation sociale. Le coût du travail devient trop élevé en Inde et en Chine et il n’est pas concevable que l’on puisse exporter à l’infini vers des pays plus compétitifs : Haïti, le Soudan ou le Yémen ne pourront jamais être l’usine du monde…  

Aussi, cesser de regarder la mondialisation comme on regarde l’Europe, comme des rouleaux compresseurs antisociaux… Se désintoxiquer des croyances pour refonder de nouvelles dynamiques internationales.

 

VINCENT EDIN (2011)

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