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WELLINGTON d’Antoine d’ARJUZON :

 Pourquoi Wellington que Napoléon déclara être son égal en tout ne devint pas Napoléon ?  D’abord parce que celui qu’on surnommait “le duc de fer” était anglais et qu’aucun anglais n’aurait souhaité devenir un tyran aussi génial soit-il et ensuite parce qu’il disposait d’une qualité qui fut presque toujours absente chez Bonaparte : la prudence !

   Antoine d’Arjuzon nous propose une biographie de ce seigneur de guerre qui inscrivit définitivement son nom dans l’histoire en écrasant la grande armée à Waterloo.  Mais le travail de l’historien a le mérite de replacer Wellington au coeur de son époque et de son pays car pour cet aristocrate né la même année que Bonaparte l’histoire fut souvent généreuse, parfois injuste mais finalement éternellement glorieuse. 

   D’Arjuzon met en évidence beaucoup plus que le chef de guerre que fut Wellington, où l’on découvre qu’il fut aussi visionnaire que Metternich ou Talleyrand dans le domaine de la politique européenne.  Comme beaucoup de grands chefs militaire Wellington est aussi un fin politique.

 Né en 1769 Arhur Wellesley ce gentilhomme rêveur et solitaire, mal aimé, se voit offert un destin de soldat. Sa mère déclare à ce sujet : “Mon vilain Arthur est bon pour la poudre et rien de plus.” Il est envoyé à l’Académie royale d’équitation d’Angers puis à Eton où il ne brilla pas particulièrement.  Plus tard quand il quittera la Grande Bretagne pour les Indes il aura nourri son imagination de nombreuses lectures. “ Son rêve est celui du chevalier, et il se comportera pendant toute son existence comme s’il avait endossé l’armure d’un de ces preux du Moyen Age.” Il sera toujours l’humble serviteur de son roi. 

   Il y a du Chateaubriand chez Wellington, celui qui pleure ses soldats où est terrassé par la peine quand on lui apprend la mort d’un proche. Mais l’historien met aussi en évidence l’intelligence de Wellington, son sens de la bataille et du terrain. Il voit aussi chez ce chef né une passion de la victoire qui déclenche chez lui acharnement, détermination, patience et méticulosité dans la préparation.  “Sa passion engendre le calme parfait qui règne dans son esprit à l’heure de la bataille.” Ce fut le cas dans les guerres qu’il livra au Portugal et en Espagne puis lors de la campagne qui mena à Waterloo. 

   Ce jeune homme sans fortune deviendra plus tard premier Ministre du roi George IV puis ministre des affaires étrangères, il joua un rôle majeur dans la restauration des Bourbons – il fut l’ambassadeur de Grande Bretagne à Paris - et s’opposa au démembrement de la France qui tentaient certains alliés. D’Arjuzon nous offre une biographie très approfondie de ce conservateur romantique qui ne perdit jamais une bataille et qui fut un travailleur inlassable au service de son pays, de son roi mais aussi finalement d’une Europe en devenir. 

   Celui qui fut le pire ennemi de la France devient au fil des lignes un adversaire lucide et un politique visionnaire. Au terme de l’ouvrage Wellington n’est plus seulement le vainqueur de Waterloo mais un homme aux talents multiples qui sut se placer au dessus des passions humaines. 

HUGUES DE SINGLY

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