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A VOL D’OISEAU de Craig JOHNSON :

 “A vol d’oiseau” de Craig Johnson ne dérogera pas à la belle tradition qu’a instauré Gallmeister. Johnson qui a exercé bien des métiers avant de rencontrer une certaine reconnaissance littéraire, vit actuellement dans le Wyoming, l’un des états les moins urbanisés des Etats-Unis.
L’auteur de “Steamboat”, roman emblématique de l’oeuvre Johnsonienne, remet en scène Walt Longmine, son shérif au tempérament bien trempé . Tandis qu’il prépare le mariage de Cady, sa fille unique, il va assister avec son ami indien Henri Standing Bear (Henri l’ours debout) qu’il a désigné comme l’organisateur de la cérémonie, au suicide d’Audrey Plain Feather qui se jette dans le vide avec son enfant dans les bras. Rapidement les circonstances semblent démontrer qu’il s’agit d’un meurtre. Longtime se retrouve obligé de collaborer avec la nouvelle responsable de la police Cheyenne, Lolo Long. La présence du FBI ne fait rien pour faciliter les rapports entre les deux policiers.
La course poursuite qui va s’ensuivre - émaillée par les échanges peu amènes entre Longtime et Lolo Long - ne laisse guère de répit au lecteur. Johnson se montre une fois de plus maître dans la maîtrise de sa narration. Il maintient une tension constante sur son récit auquel il ne lâche jamais la bride tout en disposant de sublimes diamants descriptifs au fil des pages.
“A vol d’oiseau” confirme l’immense talent de Craig Johnson qui nous plonge avec délice dans l’univers Cheyenne dont Sophie Aslanides, la traductrice, a conservé avec beaucoup d’à propos les noms indiens. Marcher aux côtés d’un mystérieux corbeau avec pour seul viatique la sagesse des anciens constitue une belle aventure littéraire, c’est celle que nous offre Craig Johnson.


Archibald PLOOM 

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