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STALINE CONTRE TROTSKY d'Alain FREREJEAN :

 L’histoire de l’assassinat de Trotski exécuté au Mexique par un sbire de Staline est généralement connue comme une vieille légende du communisme. Ce qu’on connait moins c’est comment Trotski et Staline, tous deux héros du communisme soviétique, sont devenus les pires jusqu’à ce que l’irréparable soit commis le 21 aout 1940. L’ouvrage d’Alain Frerejean “Staline contre Trotski” permet d’éclairer les 23 années qui séparent le début de la révolution russe et la mort de l’un de ses plus brillants acteurs.
L’historien met en évidence que si Trotsky contribua fortement à remporter la victoire sur le camp des blancs , il se révéla beaucoup moins fort pour l’exploiter. S’il excelle dans la bataille, le fondateur de l’armée rouge démontre beaucoup moins de qualités pour en tirer un bénéfice personnel. Trotsky est un combattant mais il n’est pas fait pour les temps paix. “Sans pareil pour les élans, les invectives ou les sarcasmes, il ne sait pas plaisanter même avec Lénine.” Trotski répugne à faire équipe de moindre calibre intellectuel que lui. Au contraire Staline à compris très tôt que le parti avait besoin de quelqu’un pour le faire fonctionner. Il considère le secrétariat général du parti comme un un poste stratégique auquel beaucoup répugne. Staline devient l’homme des circulaires et petit à petit son influence devient considérable alors même qu’il n’a pas ni la flamboyance ni les qualités d’orateur de Staline.
A la mort de Lénine la mainmise de Staline sur le parti est complète et Trotski est traité comme un satellite incontrôlable qui va subir les foudre de Staline dés 1926. Les altercations entre les deux hommes deviennent de plus en plus fréquentes. Trotsky est plus brillant, plus charismatique et plus cinglant mais Staline de son côté est devenu un homme de pouvoir qui possède un avantage non négligeable sur son adversaire : celui d’avoir toujours le dernier mot car il est devenu un grand spécialiste de la politique qui sait mesurer les rapports de force dans son parti, dans le pays et à l’international. Trosky pensait rester éternellement l’une des statue sacrée du communisme soviétique mais Staline déboulonnera cette statue sans états d’âme.
“Staline contre Trotski” se lit comme le roman d’un jeu de pouvoir dont la seule issue ne pouvait être que la disparition d’un des deux protagoniste. Un travail de synthèse tout à fait édifiant!


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