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LA VIE EST TROP KURT par SNUG :

  Parfois je m’ennuie, et je me dis que je devrai tout changer, vendre, mettre dans des cartons et changer de vie. Je m’installerai dans une grande ville et j’aurai une existence palpitante faite de rencontres et de sorties culturelles. Bref, je m’imagine une vie fantasmée. Heureusement Kurt est là pour me rappeler à la réalité et à cette magnifique société que j’habite beaucoup moins fascinante et magique en vrai.
David Snug nous propose "la vie est trop Kurt", ou les pérégrinations de Kurt qui dresse le portrait au vitriol du monde actuel. Kurt est un jeune au RSA qui vit à Paris, fait de la BD et est au chômage. Il est certes déjanté avec un look impossible mais il interpelle par son franc parler et son analyse impitoyable de tout ce qui l’entoure. Il a donc le temps de se promener dans les rues, d’aller au cinéma, d’écumer les festivals l’été, de trainer ses tongs-chaussettes et de nous livrer une analyse drolatique de la société.
Kurt c’est un peu un critique social des Lumières débarqué en 2016 pour poser un oeil satirique et pointer du doigt les incongruités et dysfonctionnements.
"La vie est trop Kurt" c’est une analyse sociologique du microcosme fréquenté par Kurt, ponctué par ses rencontres et ses déboires.
Il passe au crible tout ce qui l’occupe et l’entoure que ça soit le monde de la BD, des festivals et de la musique ou bien du travail (il y tente tout de même une incursion!). Kurt n’épargne personne dans ses critiques et cela fait un bien fou même si on se sent parfois la cible de ses diatribes. Le bougre est sans pitié !
Du haut de son studio de 10 m2 Kurt épie le quartier de la Goutte d’or et raconte son quotidien, il témoigne de la gentrification et nous donne son analyse de la situation. Kurt c’est le Zola des temps modernes version bande dessinée. Dans cette société, Kurt ne semble pas aimer grand chose et il nous le fait savoir avec humour! Et finalement c’est peut être ce qui prime!

Marie SATOUR

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