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BADLAND de Frederic ANDREÏ :

 “Bad Land” commence comme un roman américain dédié au Nature Writing d’autant que l’action se situe dans le Montana, terre bénie de Jim Harrisson, Pete Fromm ou encore Rick Bass. Sûr que Frederic Andréï n’a pas situé l’action de son roman dans cette contrée perdue, où seule la littérature à trouvé refuge, par hasard. “Bad Land” fait suite au roman précédent d’Andrei “Riches à en mourir” et l’on retrouve avec bonheur le couple Tina , l’indienne Blackfoot, et son mari Nicholas qui fut journaliste en son temps et dont elle est méchamment enceinte. Non content d’entretenir des rapports compliqués et crispants les deux amoureux semblent avoir une disposition certaine à se retrouver dans de sales histoires. Tina, qui n’est pas qu’indienne mais aussi très riche, part en effet pour le Montana, toutes affaire cessante pour remettre la main sur la terre de ses ancêtres laissant à Las Vegas Nicholas qui va de son côté assister à un attentat en plein rodéo. Du coup le voilà un temps suspect tandis que sa femme sur le point d’accoucher affrontent une nature austère et peu coopérative… A noter au passage que le Montana est connu pour ses Grizzlis au caractère hiératique et cette remarque n’est pas anodine, vous ne tarderez pas à le découvrir.
Nous voilà donc embarqués dans deux courses contre la montre, entre Nevada, Montana et Idaho. D’un côté la belle Tina qui affronte une montagne hostile, de l’autre Nicholas plongé jusqu’au cou dans une sale affaire de terrorisme. Dire qu’on a pas vraiment le temps de profiter de la nature serait un euphémisme car le récit va rapidement s’accélérer au point qu’on se surprend à se demander où se trouve cette satanée pédale de frein ! Frederic Andreï tient cependant fermement le volant de son roman qu’il construit autour de séquences brèves situées en différents lieux. L’affaire est si rondement menée qu’on se laisse emporter par le torrent fou de la narration dont seul l’écrivain sait exactement où et quand il va terminer sa course.
Ce second opus confirme le talent d’Andrei Andreï dont l’écriture très cinématographique permet de construire un scénario jouant simultanément sur l’action et le degré d’intensité. “Bad Land” est à ce titre un roman très maitrisé. Le lecteur finit sur les jantes mais ravi de son voyage.
Archibald PLOOM

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