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CHINA GIRL de Kevin KWAN :

 Le précédent roman de de Kevin Kwan « Crazy rich" à Singapour » était déjà un roman truculent dans lequel deux mondes s'affrontaient. Des mondes aux classes sociales si différentes que leurs frontières paraissaient infranchissables, où tous les coups bas mêmes les plus grotesques étaient permis. Kévin Kwan dépeignait, sans détour et avec malice, les extravagances d'une nouvelle société riche asiatique.

Avec « China Girl » la satire s’approfondit. L’héroïne Rachel Chu est sur le point d’épouser l’un des célibataires les plus convoités d’Asie du Sud Est. Ce devrait être le meilleur moment de sa vie mais les choses ne sont pas si simples car elle doit affronter un incroyable secret de famille. Cette découverte va l’obliger à traverser une partie de l’Asie : Singapour, Shangaï et Pékin. C’est aussi pour nous l’occasion de découvrir le versant bling bling et hyper superficiel d’une société de privilégiés pour qui aucune extravagance n’est impossible. Tout ce petit monde est passablement déjanté comme Carlton qui possède une Ferrari mais qui est à peine capable de la conduire ou encore sa petite amie Colette obsédé par la mode et poursuivi par une armée de paparazzis qui nourrissent les magazines de ses excentricités. Deux personnages parmi une galerie de portraits qui trace les contours d’une jet set asiatique dont Kwan connaît grands et petits travers.
On suit pas à pas Rachel Chu d’aéroports en hôtels de luxe et l’on savoure l’acidité de l’écriture de Kwan qui monte comme une marée au fil des pages. Désormais les dragons d’autrefois sont obsédés par la consommation et leurs enfants s’amusent avec des jouets hors de prix. On se demande d’ailleurs où toute cette démesure peut bien mener sur le long terme ?
Les aventures de Rachel Chu tourne au guide pratique des cercles les plus fermés d’Asie saupoudré d’une bienveillante dérision car après tout l’humanité quelle soit occidentale ou orientale ne change pas beaucoup. Lier le romanesque au sociologique s’avère une excellente idée puisqu’elle accouche finalement d’un très bon roman.

Archibald PLOOM

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