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HORS CADRE de Stephan AHNHEM :

  On sait que la production scandinave de polars est devenue pléthorique. Les enquêtes par moins 20 degrés sont de véritables phénomènes éditoriaux. Pourtant rien de très enthousiasmant à faire son métier d’enquêteur en se gelant les fesses. Mais il faut bien reconnaitre aux écrivains scandinaves un talent particulier pour mettre en scène d’épouvantables scènes de crimes. Pourtant nos amis Viking commencent depuis quelques temps à faire les fonds de tiroirs, tout le monde n’a pas le talent de Johan Theorin, Anna Jansson, Henning Mankell, Viveca Sten, Johan Theorin, Jo Nesbo, jusqu’à Jussi Adler Olsen, Inger Wolf, Arnaldur Indridason ou Matti Ronka. Alors autant retenir des polars qui ne réservent pas de mauvaises surprises . A ce titre « Hors Cadre » de Stefan Ahnhem constitue ce qu’on appelle désormais un « page turner » d’une efficacité à vous glacer la moelle épinière, l’un de ces romans qui vous laissent une sale impression longtemps après que vous l’ayez refermé.
L’inspecteur Fabian Risk de la police d’Helsingborg est confronté à une enquête peu ordinaire, de celles qui sortent du cadre de la routine habituelle. D’abord symboliquement Helsingborg n’est pas n’importe quelle ville puisqu’elle est située sur le détroit d’Oresund exactement en face de la cité d’Elseneur qui sert de cadre à Hamlet de William Shakespeare, pièce qui ne compte pas moins de 11 morts - Hamlet y compris – au terme du dernier acte. Mais oublions Shakespeare, qui était, reconnaissons le, même un sacré auteur de thriller, pour revenir à l’enquête de l’inspecteur Risk : deux corps affreusement mutilés sont retrouvés par la police de Helsingborg, deux corps qui ont un rapport avec le passé scolaire de Risk. Près des corps se trouvait une photo de classe de troisième sur laquelle le visage des victimes a été raturé. Pour Fabian Risk cette enquête l’oblige à remonter le fleuve de son propre passé et il n’en a pas forcément envie. Mais il faut faire vite pour éviter l’avalanche de victimes.
Stephan Ahnhem parvient à installer rapidement un climat pesant au cœur du récit. Le passé vient tamponner le présent avec violence et les morts vont hanter les vivants tout au long de l’enquête. L’écrivain suédois n’a pas son pareil pour distiller le doute dans l’esprit du lecteur qui s’attache rapidement à l’équipe d’enquêteurs travaillant sur cette enquête.
C’est tellement bien qu’il va falloir se résoudre à ajouter le nom de Stephan Ahnhem à la longue liste des bons auteurs de polars suédois.
Archibald PLOOM

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