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JE SUIS BIEN ICI SANS TOI de Courney MAUM :

 “Je suis bien sans toi ici” est un premier roman et on a bien du mal à le croire tant il est maîtrisé : une narration menée à fond de train sur plus de trois cents pages, une écriture pleine de verve et d’humour et des personnages attachants jusque dans leurs erreurs.

Courtney Maum est américaine mais elle aime la France – vous savez ce pays où la prétention est une vertu, les garçons de café odieux et les toilettes publiques toujours en nombre insuffisant… – au point de convoler en justes noces avec l’un de nos ressortissants. On a du mal à comprendre un tel amour pour un peuple aussi ombrageux que le nôtre d’autant qu’il se double d’un intérêt non dissimulé pour l’oeuvre de notre Houellebecq national – elle lui consacrera un mémoire universitaire -, certes grand écrivain mais sur un mode tellement dépressif qu’il faut éviter d’attaquer deux romans à la suite …
Cette aparté refermée revenons à ce délicieux premier roman dont le personnage principal, Richard Haddon, un peintre anglais, vit à Paris en compagnie d’Anne-Laure, une jolie française et de leur fille Camille âgée de cinq ans. Richard vit de sa peinture et sa situation d’artiste bobo aimée par son épouse serait enviée par quelques millions de personnes. Mais nous savons tous que la vie n’est pas si simple et pour Richard le problème porte un nom de femme : Lisa, une américaine qui l’a quitté quelques années plus tôt . Notre peintre anglais continue à se tourmenter avec cette mauvaise fin qu’il n’a pas su éviter. Les choses vont rapidement se corser quand Anne-Laure découvre simultanément l’importance de cette liaison pour son mari et le fait qu’il a vendu son tableau préféré : “L’ours bleu”. Elle le quitte séance tenante… Richard va devoir rapidement réagir et réévaluer ses priorités affectives…
“Je suis bien ici sans toi” est une fable douce-amère sur la vie de couple. Maum ne semble rien ignorer de la psychologie humaine et des affres de la vie à deux. Le tableau qu’elle nous brosse est certes sans concession mais ne manque pas d’humour en nous renvoyant à nos propres tourments, en particulier quant à la difficulté de tourner certaines pages de nos vies. On retrouve quelque chose de la tendre cruauté d’un Nick Hornby ou d’un David Lodge dans ce roman à la fois réaliste, drôle et plein d’humanité. On attend avec impatience le prochain roman de Courtney Maum.
Archibald PLOOM

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