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SEANCE 10 : LA FIDELITE :

J’ai été invitée chez une bombe blonde, mais pas seulement une bombe, pire une bombe cultivée, intelligente, fine d’esprit et bonne cuisinière.

À elle seule elle regroupe trop de qualités pour ne pas cacher un énorme et  horrible défaut.

Elle n’est pas mauvaise langue.

Où est la faille ?

Robe décolletée juste comme il faut, talons, mollets galbés, taille fine et sourire de pub dentifrice.

C’est l’amie d’un ami peintre.

Elle a flashé sur moi, amicalement j’entends.

Et nous a invités.

Mon mari est sensible au charme féminin, très, trop ou normalement je ne sais pas quelle est la norme en cette matière, il adore faire le joli cœur, c’est un séducteur british.
Pas du genre à dévisager les filles dans la rue, pas du genre les yeux baladeurs, non c’est un véritable amoureux de la femme, il aime la gent féminine, sa compagnie, sa vue.

Il aime parler aux femmes et les séduire intellectuellement.

La question est « Est-ce qu’il couche ? »

Ma voisine de 96 ans m’a dit.

«  Alicia, au regard d’une vie qu’importe de changer de lit de temps en temps, ne vous gâchez pas la vie avec ça, l’homme n’est pas né fidèle. »

Mais le mien est fidèle, pas la fidélité au sens sexuel, non il est fidèle de cœur. Si un jour je suis handicapée, défigurée ou gravement malade ,  je sais qu’il ne me quittera pas.

Quelle fidélité est la plus importante ?

« Est-ce qu’il me trompe ? »

Quelle femme mariée ou amoureuse ne s’est jamais posée la question ?

Ce qui est terrible quand on y réfléchit, tant que l’on ne sait pas tout va bien mais d’une minute à l’autre le « oui il me trompe » fait basculer notre vie, dans un mauvais film dramatique, dans un cauchemar dont on ne peut plus sortir indemne.

Alors pourquoi s’évertuer à vouloir savoir ?

Sans doute je n’aurais jamais dit cela à 30 ans mais à 40 et des poussières, avec le bénéfice de l’âge, de l’expérience, et du gâchis autour du soi…

On prend du recul. 
Qui sait pour ses 85 ans, je lui offrirai peut-être une fellation avec une jolie prostituée de 50 ans de moins que lui, à condition qu’il ait le cœur solide pour qu’on ne m’accuse pas d’homicide volontaire et prémédité s’il faisait un infarctus ce jour-là.

 ALICIA RAHO (2011) Texte extrait de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

  Lire la séance 11

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