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IKIGAMI de Motoro MASE :

  Motorō Mase, mangaka japonais , a gagné ses galons dans le monde du manga avec sa série Ikigami et ses régulières nominations à des prix (Utopiales, Selection Angoulême, Japan Expo Awards, Grand Prix de l’imaginaire – Etonnant Voyageurs …).

Ikigami repose sur l'idée suivante : dans un pays asiatique imaginaire (mais contemporain), une loi dispose que pour le maintien de la prospérité du pays, tous les enfants qui entrent à l'école primaire doivent être vaccinés. Ce vaccin inocule une substance capable d'entraîner la mort de l'enfant à une date et heure précises programmée en amont. Un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est concerné. Le but de cette action est de faire prendre conscience aux adultes, et à la jeunesse montante, de la valeur de la vie. Le héros du manga, Fujimoto, fonctionnaire est chargé de délivrer ce préavis de décès aux familles, appelé “Ikigami”. A l'instar de l'excellent Fatherland de Robert Harris où le protagoniste est un fonctionnaire en marge de son régime politique, Fujimoto s'interroge sur le bien fondé de sa mission.

Le défaut de ce manga se situait dans le pathos généré par les histoires ordinaires et individuelles des victimes de ce vaccin. Fujimoto enchaîne les victimes, un peu comme dans une série américaine lambda, où le fil rouge se meurt dans la très bonne idée de départ.

Quand son dernier ouvrage est paru, Demokratia, j'étais à la fois excité et inquiet qu'il retombe dans les mêmes travers : une brillante idée avec une déclinaison d'histoires redondantes...

Mais parlons d'abord de la très bonne idée : l'histoire repose sur le concept de "Demokratia" fruit de l’émulation entre Taku Maezawa, élève en ingénierie et Hisashi Iguma, spécialiste en robotique, ce concept semble révolutionnaire : 3 000 personnes, recrutées au hasard sur le web, décideront à la majorité via un réseau social des faits et gestes de Maï. Un robot d’apparence féminine qui pourrait ainsi devenir le creuset d’un savoir collectif, la convergence de 3 000 intelligences. Toutefois, l’expérience révéle qu’à l’épreuve du monde réel, une démocratie n’est pas toujours synonyme de raison.

STEPHANO PIHANO

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