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AUSTERLITZ 10.5 d'Anne-Laure BEATRIX et François-Xavier DILLARD :

    Voilà un roman à quatre mains que se partage un maître du polar et une spécialiste de l’histoire de l’art en poste au musée du Louvre. Non, non ce n’est pas une plaisanterie et en plus le résultat est très réussi. Tout aurait pu partir du célèbre mot du président Mac Mahon visitant en 1875 des villes et des villages dévastés par la crue de la Garonne, et qui, en panne d'imagination avait lâché le célèbre: «Que d'eau, que d'eau…» Le préfet du département lui avait alors répondu: «Et encore, Monsieur le Président, vous n'en voyez que le dessus…!» Mais nos deux écrivains ont choisi de faire déborder la Seine. La catastrophe à lieu de nos jours et le fleuve va monter de 10,5 mètres sous le pont d’Austerlitz. En 1910 la crue de la Seine n’avait pas dépassé les 9 mètres, un mètre et demi de plus ce sont des millions d’hectolitres supplémentaires se répandent dans la totalité de la cité noyant les égouts et le métro et empêchant toute circulation dans la ville. Le scénario qui va progressivement se développer dans la capitale est au delà des pires hypothèse. Certains vont profiter de la panique générale ainsi que de la désorganisation des services de l’Etat et de la municipalité pour mettre la ville à sac. Toutes sortes d’exactions, de trafics et de chantages politiques vont alors ajouter au chaos général. Certaines des plus belles œuvres des musées parisiens vont disparaitre.
Un flic, François Mallarmé, voit sa vie basculer quand il perd sa femme et sa fille lors de la submersion d’une rame de métro. Ecrasé par le chagrin il va devoir cependant faire face à une affaire de meurtres troublants et son enquête l’amènera dans l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale : le musée du Louvres.
L’atmosphère crépusculaire de cette catastrophe est rendue avec un réalisme tout à fait effrayant. On lit se roman les pieds dans l’eau, on patauge et on manque d’être emporté à tout moment. La collaboration entre les deux auteurs fonctionne à plein et le monde dans lequel il nous plonge est totalement apocalyptique. Heureusement que la police veille… On rêve d’une adaptation cinématographique.

Archibald PLOOM

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