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ELEPHANT ISLAND de Luc BABA :

  Il arrive que la vie dise d'accord tu as besoin d'un pont, d'une clé, d'un mot ou d'un miracle? Voilà, je dépose tout ça sur la table, tu te sers si tu veux. Même pour les enfants. Cette opportunité, est il si simple de la saisir quand la vie est un véritable cauchemar, quand il  ne reste plus guère que les rêves pour la supporter?

 Louis n'est autre qu'un gamin de sept ans quand son père meurt au front en 1917. Sa mère ne peut plus le nourrir, elle le conduit donc avec une de ses sœurs dans un pensionnat. Il espère une vie douce et tranquille mais y découvre l'enfer, le bagne pour enfants. Il n'aura de cesse de vouloir s'échapper. Quoi de plus prestigieux qu'un bateau massif et majestueux filant au gré du vent pour fuir cette terre hostile? Quand, enfin, il quittera cette institution, à jamais meurtri, il sera hanté par ses conditions de vie passée. Réussira t-il à prendre le large pour enfin panser ses plaies? Est ce si facile de s'en aller pour un "ailleurs"?

 

Les enfant n'ont pas toujours été choyés, adulés et protégés . D'ailleurs le sont ils vraiment tous aujourd'hui? Dans son roman Elephant Island, Luc Baba se sert de la voix de l'enfant pour nous le rappeler. Les conditions décrites font référence à un passé lointain et à des institutions qui par bonheur n'existent  plus près de chez nous. Pourtant il serait illusoire de penser qu'enfance rime  toujours avec  insouciance.  Il nous appartient, à nous adultes, de rester vigilants, pour que ce temps, où les enfants souffrent de la cruauté de leurs ainés, soit un jour révolu.  Vœu réaliste ou douce chimère?

Sylvie LAVAINE

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