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DRAMA QUEEN de Stéphane CORVISIER :

   “Drama Queen Palace” de Stéphane Corvisier aborde le thème difficile des élus de la Jet Set.  Difficile parce que dans la société d’aujourd’hui où l’image prime sur la réalité profonde une majorité de nos contemporains  - rien ne dit que vous n’en fassiez pas partie… - rêverait d’appartenir à cette caste.  C’est donc dans le monde étincelant du bling bling que l’écrivain nous convie avec  toute la causticité nécessaire à ce type d’entreprise.

L’action démarre dans un palace de la Riviera où Armand noie dans l’alcool sa pitoyable et soluble vie sentimentale tandis Fabiola la chanteuse lyrique part à la recherche d’une voix qu’elle pense perdue.

   Vanité, futilité, superficialité …se murmurent quelques-uns  qui considèrent  qu’il y a mieux à faire. Justement répondront  d’autres, il est bon que la littérature  montre de quelle manière une partie de l’humanité perd sa vie alors même qu’elle n’a plus guère le loisir de la gagner. 

   “Drama Queen Palace” fonctionne comme un triptyque, les trois actes d’un opéra intime qui tournerait rapidement au trash.  Corvisier possède un style qui sait pénétrer les sentiments humains avec une impitoyable tendresse.  Entre le mondain alcoolisé et la cantatrice hystérique une relation improbable se nous.  C’est dans ce genre de situation que la littérature – quand elle est entre de bonnes mains – ouvre des perspectives originales.  La relation va s’approfondir, les tentations et les péripéties se multiplier.  Il ne reste bientôt plus rien qu’une nuit  interminable qui les emporte. L’écrivain s’amuse, avec style et parfois espièglerie, des pensées et des échanges des deux personnages et on se demande ce que cache ce lien qui se tisse dans un contexte d’unité de lieu et d’action.

   Une nuit, un palace, deux êtres, un roman nocturne où la Jet Set révèle ses blessures cachées,  “Drama Queen Palace”  est une oeuvre véloce et noctambule servi par une écriture où l’encre se mêle aux alcools forts.  A lire de préférence après minuit.

Archibald PLOOM

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