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DECRIS-RAVAGE, TOME 1 d'Alex BALADI et Adeline ROSENSTEIN :

  "Décris-ravage", un curieux titre pour un album qui l’est tout autant. Les auteurs le définissent ainsi: action d’endommager considérablement une chose en la décrivant. C’est bien sur ce que cet album ne réussit pas à faire, il n’abime pas, ne prend pas parti et n’impose rien. Cet album est l’adaptation de la pièce d’Adeline Rosenstein, je vous dis pièce mais en vérité c’est plutôt une création hybride et la bande dessinée qui en est le fruit est aussi un objet littéraire non identifié. 

Rien de péjoratif dans ce terme, au contraire, il est intéressant de lire l’album et de le voir se métamorphoser au fil des pages. La bande dessinée se prête parfaitement aux témoignages, aux récits historiques et à l’humour, ce médium se joue de la chronologie et permet aux différentes pensées d’être mises en valeur. 

   L’album déroute puis fait sens à la manière d’un tableau cubiste, protéiforme dans sa singularité il étonne mais pris dans son ensemble il constitue une surprenante ‘leçon’ sur la question de la Palestine et la création d’Israël. 

À la manière des pièces/conférences de Rosenstein les albums seront déclinés en tout en six volumes pour permettre au lecteur d’appréhender avec précision cette question qui semble éternellement d’actualité. 

Ce premier épisode réussit à nous instruire sans devenir ennuyeux. Il nous plonge dans la campagne d’Égypte menée par Bonaparte entre 1789 et 1801. Il nous éclaire sur une période méconnue, sa force réside dans les témoignages et leur description du quotidien et de la réalité de leurs émotions. 

Les auteurs brouillent les pistes et mêlent les époques. 

Cette création se veut résolument actuelle, la métafiction et la voix du narrateur apparaissent pour nous révéler ses procédés et pensées sur les planches…

Un album audacieusement riche qui est une prouesse littéraire autant sur le fond que sur la forme. Une oeuvre sans égale qui aborde un thème universel.

Marie SATOUR

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