Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
SEANCE 13 : L'ENFANT :

En avoir ou pas, là est la question.

Et si je n’en avais pas eu ?

Je connais plusieurs amies qui n’ont pas réussi à en avoir et d’autres qui se torturent avec cette question car elles n’arrivent pas à en faire.

Peut-être faut-il savoir renoncer.

J’ai longuement hésité.

Je savais que ce n’était pas chose légère, j’avais l’intime conviction  que donner naissance engageait sur le long terme.

Comme un pacte qui ne se défaisait jamais, avec mon sens aigu de la responsabilité, j’avais conscience de la lourde charge qui m’attendait.
Et comme je me trimballais un paquet de peurs, je mesurais quelle peur ce serait de le mettre au monde, de l’élever, de le protéger et le laisser voler de ses propres ailes, car je ne pouvais pas le mettre sous verre, à l’abri du monde.

Si le monde s’attaquait à lui ce serait  bien pire que s’il s’attaquait à moi, un enfant devient votre talon d’Achille.

Être capable d’aimer inconditionnellement, je l’étais.

Parfois, il faut savoir renoncer à tout cela si on  n’est pas certain d’en avoir vraiment envie.
On ne peut pas faire machine arrière, on ne peut pas le rendre , on le garde et on l’aime y compris dans les moments douloureux où il vous rejette, où vous avez le sentiment qu’il ne vous aime plus, voire qu’il ne vous supporte plus, peut-être même c’est horrible , qu’il a honte de vous et de votre amour encombrant !

Il faut vite comprendre que  lui ce n’est pas vous et vous, vous n’êtes pas lui !

Votre expérience ne lui servira à rien.

Je me suis projetée dans l’avenir, dans le futur, et cela n’a pas suffit à me décourager.

J’ai foncé une fois !

J’ai fait cet enfant.

J’ai entendu tu devrais en faire deux, imagine que tu le perdes tu n’en aurais pas d’autre. C’est atroce, aucune mère ne fait un enfant en imaginant le perdre un jour. Et aucun autre enfant ne remplacera jamais l’enfant perdu.

Je l’aime avec ma tête, avec mes tripes, avec mon cœur.

Mais j’ai appris une chose, il ne faut pas ne vivre que pour lui.

Je vis pour moi et parce que je vis pour moi, je peux l’aimer pour lui.

 ALICIA RAHO (2011) Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

 Lire la séance 14

 

 Relire le feuilleton des séances depuis le début

-                                     -

---   Le Facebook d'Alicia RAHO 

---   Le site de l'illustratrice   

 

 

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :