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ECRITS HISTORIQUES DE COMBAT de Jean SEVILLA :

   Jean Sevilla est un essayiste et un historien dont les positions sont souvent dérangeantes. C’est, en effet, un homme qui ne s’embarrasse pas des opinions communément partagées par ses contemporains, bien au contraire rien ne lui est plus odieux que le “politiquement correct”. Il a été d’ailleurs le premier à le dénoncer, avec toute la férocité d’un esprit indépendant, bien avant Philippe Murray, Eric Zeimmour ou encore alors Alain Finkielkraut. Jean Sevilla est considéré par certains comme un réactionnaire  parce qu’il  fustige l’influence du multiculturalisme et du politiquement correct sur l'enseignement de l'histoire. Pour lui il s’agit d’une "pensée unique", imposée par certains universitaires avec la complicité des médias, favorisant l’élaboration d’une histoire anachronique et manichéenne, teintée de relativisme culturel, diabolisant des personnages et des périodes entières de l'histoire de France. Pour Sévilla  cet "historiquement correct" serait contaminé par "le paradigme des Droits de l'homme ».  On a compris que notre historien est plutôt du côté de Joseph de Maistre et qu’il n’a jamais eu sa carte au PC.  On peut se demander où est le problème ?  La vie intellectuelle d’un pays ne doit pas fonctionner que sur le consensus. Bien au contraire, elle a besoin d’aiguillon et à ce titre Sévilla tient son rang.

  La publication par les éditions Perrin de trois de ces essais rassemblés sous le titre « Ecrits historiques de combat » constitue un excellent moyen, pour les amateurs d’histoire,  de se faire une opinion sur l’approche méthodologique et idéologique de Jean Sévilla.  Les titres sont d’eux mêmes évocateurs : « Historiquement correct », « Moralement correct » et « Le terrorisme intellectuel »,ces derniers ne laissent guère de doute quant à la charge polémique que recèlent les trois ouvrages.  Sévilla tire au canon de 75 sur  la doxa de gauche qui semble, selon lui, dominer l’enseignement de l’histoire. Il réexamine le traitement des croisades, de l’esclavage, de l’ancien Régime, des Lumières, du modèle social français, l’immigration.  L’essayiste défend une position très simple : les contre vérités historique pleuvent, orchestrées par des médias peu regardantes sur la qualité défaillante du travail historique largement influencé par l’idéologie marxiste. 

  On peut évidemment n’être pas d’accord avec les thèses de l’historien mais on devra reconnaître à Sévilla le mérite de défendre ses convictions avec fougue et panache à travers un style d’une grande clarté  teinté parfois d’une ironie mordante.  Qu’on soit pro ou anti Sévilla ces « Ecrits historiques de combat » valent vraiment le détour.

Hugues DE SINGLY

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