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AVIS DE GROS TEMPS POUR MARY LESTER de Jean FAILLER :

   Cette nouvelle enquête de Marie Lester nous plonge dans un marigot policier qui laisse peu de place à l’éthique professionnelle et si la vertu est du côté du commandant Lester  le moins qu’on puisse dire  c’est qu’elle n’est  pas partagée  par tous.  Avec  “Avis de gros temps”   Jean Favier  explore les possibles d’une affaire qui  pourrait paraître  saugrenue  au sein du 36 quai des Orfèvres mais qui a pourtant défrayé la chronique dans une période récente.

    Un lieutenant de police est accusé d’avoir dérobé  une importante quantité  de drogue au siège de la brigade parisienne des stups. Tout semble l’accuser et la presse fait déjà ses choux gras d’une séquence vidéo où on le voit effectivement sortir du 36 avec deux gros paquets.   Notre homme est déjà désigné comme la victime expiatoire d’une affaire de ripoux.  Mais un commandant de la crim’ n’arrive pas à croire à la culpabilité  de l’officier incriminé,  pour lui il y a quelque chose qui cloche, tout est trop simple, trop évident.

  Jusque là cette affaire parait toute droite sortie de  l’actualité mais c’est le moment que choisit l’écrivain pour  orienter  son récit dans une direction inattendue avec l’entrée en lice du commandant Lester.   Cette dernière est très circonspecte quant à la nature de cette affaire et elle  y voit rien moins qu’un bâton merdeux qui ne peut rapporter que des ennuis à ceux  qui s’en approcheraient d’un peu trop près.  Mais quand elle apprend  que son meilleur ennemi, le commissaire Mercadier,  vient fouiner dans les poubelles de ce dossier ultra explosif,  son sang ne fait qu’un tour et elle ne tarde pas à  s’impliquer  dans une enquête où les chausses-trappes se multiplient d’autant qu’un autre commissaire, Lucile Darle, âme damnée de Mercadier,  entre elle aussi dans la danse.

  Jean Failler n’a plus grand chose à démontrer dans un genre où il excelle depuis fort longtemps mais l’on retrouve toujours avec bonheur le commandant Lester  qui ressort avec les honneurs de ce quarante cinquième opus.  L’imagination débordante  de l’écrivain n’a d’égale que son goût du portrait psychologique et de l’analyse scrupuleuse des faits.  La police ne ressort pas tout à fait indemne de cet “Avis de gros temps pour Mary Lester” mais tout amateur de polars ne croient plus aux anges depuis longtemps…

Archibald PLOOM

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