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SAUVE QUI PEUT LA REVOLUTION de Thierry FROGER :

    Lire «Sauve qui peut la révolution», c’est comme partir une semaine en vacances.
 Et une semaine de vacances, ça intéresse tout le monde ! Quand en plus, elles sont étonnantes et nous font voyager dans le temps, on dit banco.
 On s’installe dans ce livre et on ne le lâche plus.
L’action se déroule entre 1988 et 1993. Le narrateur, c’est Jean-Luc Godard. 
Un Jean-Luc Godard tendre et sulfureux.
 La France s’apprête à fêter le bicentenaire de la révolution, le pays veut faire les choses en grand. Une «Mission Bicentenaire» est créée pour l’occasion et elle interpelle Jean-Luc Godard : Si vous acceptiez de produire un film sur la révolution Française, il serait la clé de voûte de notre «Mission» !
 Le réalisateur accepte. Il a d’autres commandes à honorer mais il accepte, pour lui c’est un challenge à relever.


   Seulement, JLG n’est pas un homme qui relate les histoires, c’est un artiste qui les crée.
Il propose tour à tour des scénarios aussi rocambolesques les uns que les autres et les membres de la «Mission» sont bien embarrassés.
Le cinéaste s’embourbe, il le sent bien. Il fait appel à un de ses amis, Jacques Pierre, un historien spécialisé dans la période révolutionnaire et le lecteur part séjourner sur une île. Une île extraordinaire. Grande comme un mouchoir de poche. Une minuscule île sur la Loire. Elle prend brusquement une importance planétaire et devient le siège de l’imagination de ces deux hommes. Car Jacques Pierre, de son côté, est empêtré dans une biographie de Danton. 
Son travail heurte de plein fouet le projet de Jean-Luc Godard et d’un coup, l’histoire rencontre l’Histoire. Dans ce roman, on croise Danton, Robespierre, Delon, Huppert et même Napoléon. On coule sans difficulté d’une histoire à l’autre, comme un poisson glisse dans les méandres de la Loire. Danton nous apparaît d’une force et d’une humanité incroyable. A-t-il réellement été guillotiné, au fait ?
Et puis c’est quoi ce petit cochon rose qui nous fait de l’œil sur la couverture ? Y aurait-il aussi de l’humour ? 
Thierry Froger nous offre là, un roman riche, déroutant, passionnant et audacieux, un texte bourré de petites phrases qui invitent à la réflexion.

Annick FERRANT 

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