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LUCIE OU LA VOCATION de Maëlle GUILLAUD :

  Dans le panier de la rentrée littéraire de septembre, il y avait deux premiers romans sur le thème surprenant de la religion catholique. Un, c’est déjà rare. Deux, c’est inattendu. Dans la presse, on a beaucoup parlé des « Possédées » de Frédéric Gros. Il est temps maintenant d’éclairer le roman de Maëlle Guillaud : « Lucie ou la vocation »

Lucie, étudiante appliquée promise à un bel avenir, est frappée par la foi. Elle tangue un moment, hésite entre ses études et le noviciat puis elle bascule, elle rejoint une congrégation de sœurs.
Lucie apprivoise mal sa nouvelle vie. C’est un calvaire de respecter le vœu de silence, les sœurs se frôlent et ne parlent que quand c’est nécessaire, et pourquoi l’oblige-t-on à manger à s’en rendre malade ?

Elle est déstabilisée par l’attitude des religieuses, la communauté lui fait subir un flot d’humiliations inattendues. Les objectifs pourtant sont clairs, c’est une simple mise à l’épreuve de sa foi. Par moments, la novice doute.
Les proches de Lucie sont désemparés. Sa mère et Juliette, son amie d’enfance ne reconnaissent plus la jeune femme. Lucie s’est empâtée. Elle devient inaccessible, elle vit dans un monde dont elles n’ont pas la clé. Elles la supplient de renoncer à ses vœux.

La mère supérieure veille au grain. Elle prie les deux femmes de cesser de harceler sa novice et de ne plus lui rendre de visite. Désormais, Lucie est isolée. Elle ne parle plus qu’à Dieu, son époux.
Un jeu de rivalités malsaines entre alors dans le roman. Des places sont à

prendre ! Pression, rapports de force, perfidie, trahison. Lucie s’interroge. Où sont passé la bonté et la charité ? Le seul vœu à ne pas enfreindre dans la congrégation, c’est l’obéissance.
Le lecteur est effaré. Il suit Lucie dans sa foi infaillible et s’aperçoit que le Carmel dévore petit à petit sa personnalité.

Maëlle Guillaud nous offre là, un personnage attachant et un roman détonnant. Des mots justes, et des questions embarrassantes. Comment reprendre la vie civile après avoir abandonné ses plus belles années à Dieu ? Comment rebondir et dans quel domaine ? Merci aux éditions Héloïse d’Ormesson d’avoir osé ce pari audacieux.

Annick FERRANT

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