Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
TERMINUS LAS VEGAS de Pierre MIKAÏLOFF :

   Terminus Las Vegas” est un recueil de dix nouvelles où viennent s’entrechoquer star du rock, écrivains cultes et créatures  hautes en couleur sur fond  de désert Mojave et de clignotements de néons saturant les nuits de Las Vegas.  Pierre Mikaïloff est un grand connaisseur du rock anglo-saxon  - que serait-il d’autre d’ailleurs qu’anglo-saxon ? -  mais sa culture  va bien au delà, elle est aussi  littéraire et s’accompagne d’une fascination jamais  démentie pour les Etats-Unis.  

  Ce recueil, vif, inventif et débordant de trouvailles nous livre une Amérique rêvée mais pourtant bien réelle, imaginaire  et cependant profondément  vivante, c’est ce tour de force  que réussi Mikaïloff  en nous entraînant  sur l’US 61,  à Las Vegas ou encore en pleine guerre du Vietnam.  Ces dix nouvelles, parfois de quelques pages et truffées de nombreuses références musicales, cinématographiques ou encore littéraires, sont autant de vignette qui saisissent des instantanés qui passent comme des  étoiles filantes dans le ciel du lecteur.  Les personnages qui peuplent cette succession de textes inspirés ne sont jamais ces héros dont Hollywood nous abreuve. Il s’agit plutôt d’individus wendersiens qui traversent leur vie comme on traverse un désert.

   Pierre Mikaïloff avec “Terminus Las Vegas” nous propose une vision profondément européenne de cette Amérique qui continue à fasciner malgré ses insupportables mauvais côtés.  Reste qu’un radio réveil peut bien jouer “Happy Together” des Turtles, que Mike et Keith peuvent enregistrer un dialogue publicitaire où que l’on poursuive dans une improbable enquête  un certain Elvis Presley.  Les clins d’oeil se succèdent et les situations drolatiques et brindzing nous entraînent jusqu’au bout  d’une quête au coeur de la ville la plus artificielle d’Amérique  où  tout pourrait bien se terminer  devant la porte d’une petite chapelle blanche au beau milieu d’un parking.

L’Amérique de Mikaïloff aurait bien mérité dix nouvelles de plus. Allez Pierre encore un effort!

Archibald PLOOM

© Culture-Chronique --                                                

--  Les chroniques littéraires Culture-Chronique

--   S'inscrire à la Newletter      

 

--  Le twitter CULTURE CHRONIQUE    

 

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :