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L’HOMME QUI N’A PAS INVENTÉ LA POUDRE de Stéphanie CLAVERIE :

 Les éditions de « La Différence » nous offrent souvent des bijoux de tolérance et de douceur. Dans « L’homme qui n’a pas inventé la poudre », chaque page libère des zestes de fraîcheur.

Sébastien est différent, pas vraiment le genre qu’on fuit mais le genre qui dérange. Une forme d’autisme particulière. Un arriéré mental léger, une dénomination bien laide pour un être aussi pur. Il suit sa propre route Sébastien, sans se préoccuper des commentaires. Il ne les comprend pas les commentaires, il suit son cœur.

À la sépulture de sa mère, il chante à tue-tête « Mon cœur te dit je t’aime », c’est viscéral, il ne peut pas s’en empêcher. En agissant ainsi il sème la déroute dans l’église et René, son père, est complètement désappointé.

René se bat sans cesse contre le système. Il explique ; Sébastien n’est pas dangereux, n’ayez crainte. Il excuse ; oui, je sais, à l’école il ne pense qu’à faire des bêtises et il dissipe les élèves. Sébastien saute aussi au cou de Lili dès qu’il a envie de l’embrasser et ça, c’est mal vu !

Cette histoire se déroule sur l’Ile d’Oléron et la petite communauté a besoin d’être rassurée. Sébastien devrait partir en institution.

René préfère garder son fils avec lui. Tous les deux, ils comblent un vide, celui laissé par cette maman partie trop tôt.

Le temps passe et Sébastien devient adulte. Un adulte scruté par son père. René s’adapte au comportement de son fils et sabote son autonomie sans le savoir. Sans le vouloir. Qui a le plus besoin de l’autre ?

Le Maire prend Sébastien sous son aile. Il lui confie les clés du square de la commune et le jeune homme transforme chaque fleur en une âme à protéger, il chasse les feuilles, il traque les détritus.

Sébastien règle sa vie au laser. Les rituels rythment son existence mais sa carapace est frêle, au moindre grain de sable, c’est la panique et sur l’Ile d’Oléron, ce n’est pas ce qui manque, les grains de sable.

Son chemin croise celui de Pierre, un éducateur au grand cœur et il fait la connaissance de Simone, une autre amoureuse des fleurs.

Les rencontres se succèdent ; Lucas, Barbara. Doucement, Sébastien s’évade et René s'affole. 

Voici un roman qui fait du bien, à déguster comme un bonbon.

 

 Annick  FERRANT

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