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MES PLUS BELGES ANNEES de Mathieu ORTLIEB :

    On se souvient qu’en 1992 débarque sur FR3 cet incroyable objet télévisuel que fut “Strip-Tease”.  Reportage ? Fiction ? Docu-fiction ? Le spectateur s’interroge lorsqu’il découvre  Strip-Tease”. C’est quoi ce truc? D’où sortent ces gens là?  Mais c’est complètement dingue!   On a tous pensé ça et on a adoré  cette lame de fond du PAF qui emportait tout avec elle, une façon totalement iconoclaste de faire de la télévision.  Strip-Tease, une émission qui vous déshabillait...

   Mathieu Ortlieb qui fut l’un des réalisateur d’épisodes culte de cette incroyables séries de portraits hors normes nous propose de passer dans les  coulisses de “Strip-Tease”.   Où l’on découvre que les réalisateurs n’étaient pas recrutés sur curriculum vitae ou sur une possible reconnaissance du métier mais sur du concret : des repérages filmés.

   Ortlieb choisit de nous raconter son aventure “Strip-Tease”  à travers un récit chronologique où l’on découvre qu’il n’était pas simple de trouver un équilibre  entre les exigences d’une production - Jean Libon et Marco Lamensch, deux producteurs belges - qui privilégiait l’inédit et des individus  qui avaient eux aussi leurs desidératas. Mathieu Ortlieb cherche des sujets, il tourne souvent seul où avec deux techniciens.  Mais les producteurs sont impitoyables et rejettent systématiquement ce qui ne leur parait pas assez fort.  Progressivement le réalisateur se lie avec les petites gens atypiques qui nourrissent ses sujets.   Ortlieb nourrit un intérêt réel pour ces personnes au profil  original et au langage souvent fleuri.  Aucune cruauté, aucune forme de voyeurisme de sa part, son travail consistait à rechercher la vérité des êtres qu’il filmait, ceux là même qui échappaient à la bande moyenne des comportements sociaux.

 “Mes plus belges années” est un livre plein d’humanité qui met en exergue le travail de fourmi d'un réalisateur qui travaillait avec une réelle intégrité.  Mais ce que révèle aussi l’ouvrage c’est que l’on peut respecter la plus grande éthique dans le traitement d’un portrait télévisuel, on ne contrôlera jamais la méchanceté du regard des autres.  A ce titre le dénouement  est tout à fait révélateur.  Espérons cependant que le travail d’Ortlieb et de l’ensemble des réalisateurs de “Strip Tease” aura fait un peu évoluer les mentalités.   

   “Mes plus belges années” vaut vraiment le détour pour ce témoignage à froid à propos de l'une des plus belles aventures télévisuelles de ces vingt dernières années.  

Archibald PLOOM

 

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