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CROTALES de Jean-Luc BIZIEN :

  Jean-Luc Bizien nous avait déjà éblouis  par  son incroyable “Trilogie des ténèbres”  qui mettait en scène  Paik Dong Soo cet officier du Renseignement nord coréen  qui finira par passer à l’Ouest. “Crotales” voit resurgir ce personnage qui devient définitivement récurrent.   Le crotale est un serpent venimeux qui peuple la région de Ciudad Juarez à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis mais en vérité s’il n’y avait  que des crotales la vie serait douce  dans la région… 

   Paik Dong Soo s’est installé à Ciudad Juarez. Il ne va pas bien, est victime d’hallucinations et tente de les soigner en achetant des médicaments à un vieux médecin allemand qu’on appelait  Alejandro Rivera mais qui se nommait en fait Alexander Fischer et  qui avait choisi comme lui l’exil dans la Sierra.  En ville on surnomme Paik Dong Soo “le chinois”. Lui sait qu’il a beaucoup d’ennemis et il continue à s’entraîner pour parer à toute éventualité.  Il s’octroie une séance de tir chaque semaine dans le désert pour garder la main et pour subvenir à ses besoins il accepte aussi de boxer contre les protégés d’un parrain mexicain de la drogue.   

   Le coréen nourrit aussi une obsession vis à vis de sa femme et de son fils qui le croient mort et qui vivent à New York. Il  passe ses journée à observer leurs allées et venues  sur ses écrans d’ordinateurs.  La mort est une excellente couverture quand le gang des italiens de New York vous a dans le colimateur.  Mais malheureusement même à Ciudad Juarez on peut être reconnu par l’un des lieutenants de son pire ennemi. Et dans ce cas il  faut réagir très vite et ne pas faire de quartiers…

   “Crotales” est un roman qui sent la sueur et le sang qui sèche au soleil.  Jean-Luc Bizien installe dès les premières pages une ambiance inquiétante où les crotales ne sont pas que des serpents. On retrouve avec beaucoup de plaisir Paik Dong Soo qui nous aurait rapidement manqué  s’il ne s’était pas manifesté  de nouveau.  On lit ce roman écrasé de chaleur et on conserve  longtemps ce sentiment d’inquiétude qui nous accompagne  tout au long  de ces cinq cents pages de balles perdues, de cruelles morsures de chiens  et de coups de couteau.  Notre héros coréen ne connaîtra guère de répit dans une course poursuite aux rebondissements multiples et franchement sanglants.  Du très bon Bizien pour notre plus grand plaisir. 

Archibald PLOOM

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