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LE BARON DE BELSOLLES de Thibaut D’ANTHONAY :

 Voilà un roman que n’aurait pas renié Alexandre Dumas ! Une de  ces oeuvres  qui débordent de duels, de coups de mousquets et de cavalcades dans les plantations  de cannes à sucre. “Le baron de Belsolles” est un authentique roman d’aventure dont le héros, Hadrien de Belsolles, possède la générosité de ces héros du XVIIème siècle chers à Dumas.  Il constitue le second volume de la fresque historique commencée avec “Le baron de Beausoleil”. On peut  d’ailleurs regretter que ce type de romans soient généralement renvoyés à la littérature  du XIXème siècle car, n’ayons pas  peur de le dire, le grand roman populaire  a été depuis longtemps ostracisé après le passage délétère du “nouveau roman” qui assassinat les personnages et prôna une littérature de laboratoire – sauvons tout de même Nathalie Sarraute qui ne se reconnaissait d’ailleurs pas dans ce mouvement de jacobins en mal de guillotine – et qui continue  à empoisonner bien des pages de ce qui parait en France chaque année.

   Mais soyons positifs et revenons à notre baron de Belsolles auquel l’écrivain donne vie avec un réalisme qui ne néglige  jamais la qualité de la reconstitution historique.  Thibaut d’Anthonay sait tenir la tension entre un récit qui joue sur tous les ressorts de l’action et des descriptions qui immergent le lecteur dans le monde de l’époque.  Hadrien de Belsolles est un homme qui suscite sur le champ admiration ou jalousie.  C’est une personnalité flamboyante qui se fait autant d’ennemis –surtout les hommes - que d’amis – particulièrement les femmes - mais parmi les premiers il compte un certain Mazarin qui a juré sa perte et dont les sbires sont perpétuellement à sa poursuite.  Le baron est en effet détenteur d’un secret dont ses ennemis voudraient s’emparer…

   Débarqué au beau milieu du XVIIeme siècle à Fort Saint Pierre, Hadrien de Belsolles va rapidement faire fortune dans la canne à sucre.  Libre penseur et un tantinet libertin c’est un personnage  très  à contre courant de son époque puisqu’il veut affranchir ses esclaves et vivre au grand jour sa passion pour une belle métisse.  Tout ce désordre ne plait guère au petit monde des colons de la Martinique qui pourraient bien précipiter sa perte. Mais notre baron a des ressources…

   Thibaut d’Antonay réussit avec “Le baron de Belsolles” à prolonger la remarquable saga historique commencée avec “Le baron de Beausoleil”. Son récit  exploite tous les ressorts du grand roman d’aventure caraïbe : narration tonique, complots d’Etat, flibusterie, sorcellerie, alchimie, duels et amours aussi brûlants que le soleil de la Martinique.  “Le baron de Belsolles”  se lit d’une traite  et vous  laisse étourdi à la dernière page quand la nuit étoilée tombe sur le vingt-troisième jour de mars,  de l’an de grâce 1656.  A suivre…

Archibald PLOOM 

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