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JE N'IMAGINE PAS UN MONDE SANS TOI d'Hugues ROYER :

"Tant que j'écris, je prolonge mes jours. Tant que j'écris, c'est que je suis en vie."

Notre passage sur terre est éphémère,  nous savons tous que l'immortalité ne nous est pas donnée en cadeau à la naissance. Alors nous imaginons notre mort tardive et espérons la rencontrer sans souffrance. Avoir une belle mort, une mort sans annonce, sans douleur, tout en douceur, n'est ce pas le vœu de tous? Si la mort vient troubler notre existence, qu'elle se glisse, se faufile, elle devient alors épouvantable, terrifiante, effrayante. Hugues Royer dans son récit " Je n'imagine pas un monde sans toi" nous livre ses états d'âme et son combat contre la maladie. D'abord la sidération lors du diagnostic, la violence de l'annonce et la peur qui s'insinue. Ces deux mots, tumeur et cancer,  ils font  mal et continuent à provoquer l'effroi! Car la mort, normalement tapie, cachée, celle qui doit s'inviter à la fin de notre vieillesse, se profile d'un coup à l'horizon. Elle est possible pour bientôt mais l'auteur n'en veut pas, il n'a pas envie de mourir. C'est donc une course contre la montre qui s'amorce, il faut chasser ce mal qui ronge inexorablement si rien est fait pour l'arrêter. J'ai une horloge à la place du cœur, un compte à rebours angoissant s'est enclenché dans mon cerveau. Et les proches, comment à la fois les préserver et absorber leur aide? C'est une véritable armée qui part en guerre contre un ennemi sournois.

Après les examens, vient le temps de l'opération. Une prothèse remplace maintenant une partie du fémur qu'il a fallu enlever. Celui là même qui permettait de courir, gambader, marcher sans jamais y penser. Il faut faire le deuil de cette vie d'avant et continuer sa route tout en essayant de comprendre le pourquoi de cette maladie. Ensuite, une longue et lente convalescence commence. Elle sera  ponctuée de colères, de fatigue, de chagrins, de progrès, de régressions mais aussi d'espoirs, de rencontres impromptues mais salvatrices. Il faut tout simplement réapprendre à vivre, à marcher, retrouver son autonomie et au final sa joie de vivre.

Hugues Royer nous livre un récit poignant, où la force de l'espoir, la volonté de vivre l'emportent sur la mort. Personne ne sort indemne, ni le malade ni l'entourage, de cette lutte acharnée avec la mort. Mais la nouvelle vie qui se dessine n'est -elle pas soudainement beaucoup plus belle, plus riche et plus précieuse? Et l'écriture dans toute cette aventure, quelle place avait elle? Elle  était tout simplement son exutoire, elle lui a permis de vomir son calvaire jour après jour, pour continuer à respirer, à penser et à vivre.  

"Tant que j'écris, je prolonge mes jours. Tant que j'écris, c'est que je suis en vie."

SYLVIE LAVAINE

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