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MAÎTRES DU MONDE de Victor Cohen Adria :

    Trieste, 31 décembre 1999, 7 heures du matin,  la ville se prépare à fêter la Saint Sylvestre et comme chaque matin, Elio, la sacoche de son ordinateur sous le bras, accomplit un trajet aux étapes aléatoires qui, à partir de la via Balbec le mène au Canale Grande.  Elio traverse ensuite la Piazza del’Ospitale, puis passe par le Corso Umberto Saba, scrutant les devantures pour dépister une éventuelle filature. Il court vers le tramway de la villa Opivina puis saute sur la chaussée juste avant la fermeture des portes puis retourne en arrière  vers la voie Fabio Fiezi.

   Fabio reproduit ce genre de  trajet paranoïaque  chaque matin. Et  qui sont ces vieillards qui jouent à scopa dans l’arrière salle d’un café de la ville, cette cité qui servit de laboratoire littéraire  à des écrivains comme Saba, Sveso ou encore Joyce ?   D’ailleurs qui est Elio lui même qui échoua un jour à Trieste en provenance  de Zurich?   

    Le roman de Victor Cohen Hadrian débute sur un mode fort énigmatique  ce qui, en vérité, est bien agréable.  Rapidement la narration  va prendre un tour qui va dépasser de loin la seule ville de Trieste même si cette dernière restera le lieu d’où partent les lignes d’un vaste récit complexe  jouant sur les plans temporels et spatiaux. Nagerions nous dans les eaux d’une histoire qui ont vu  passer  Ulysse, Enée, Amilcar, Hannibal,  Scipion l’Africain ?  Ou peut-être  sommes nous embarqués dans un grand jeu de stratégie mondialisés où le plus malin serait aussi invisible que possible. En une journée toutes les cartes vont être redistribuées à travers un récit ébouriffant d’une surprenante vélocité.   

   “Maîtres du monde”  - quatrième roman de Cohen Adria – est une oeuvre flamboyante où les trajectoires individuelles sont prises dans le courant de la grande Histoire au coeur d’une Trieste qui se trouve à la croisée des chemins de bien des traditions culturelles et intellectuelles. La machinerie planétaire dans laquelle est entraînée Elio le dépasse de très loin au même titre que nous ne pouvons guère influé individuellement sur le cours des évènements. “Maîtres du monde” est aussi une méditation philosophique sur le sens de l’aventure humaine au moment où l’humanité est face à des décisions qui paraissent la dépasser.  

Archibald PLOOM 

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