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EXPOSITION “MIROIRS” AU LOUVRE DE LENS :

  Le coup de projecteur que nous propose le Louvre de Lens du 3 décembre 2016 au 18 septembre 2017 à travers l’exposition “Miroirs” ne nous permet pas seulement de revenir sur  un phénomène tellement omniprésent  qu’il en est devenu un cliché ; cette exposition nous offre en effet la possibilité d’aller au delà  de la répétition de la banalité pour explorer les possibles que nous offrent justement le (s) miroir(s) à travers le prisme de l’art. 

   Le miroir joue évidemment sur deux facettes opposées : la vérité et l’illusion. Les artistes depuis des siècles se sont intéressés à cet instrument de mise en abyme qui sollicite  toujours  le sens sur lequel nous pouvons le moins compter, celui  qui se laisse le plus facilement possédé par l’illusion.  A travers 34 oeuvres de l’Antiquité à nos jours l’exposition nous propose un parcours en trois étapes : de l’accessoire à l’allégorie, du dédoublement des images, l’ultime illusions : nos sens trompés.

   La variété des oeuvres permet de saisir la complexité des jeux de miroirs depuis plus de deux mille ans. On appréciera le très beau portrait de Madame Jean Trentesaux d’Eugène Boulet – dans la tradition des grands portraits bourgeois ou aristocratiques de la fin du XXeme siècle - dont le miroir révèle le dos. Image parfaitement maîtrisée dont le corps vu de dos livre une surprenante intimité. Un lécythe du Veme siècle avant JC  met déjà en scène le miroir portatif  comme l’instrument nécessaire à la séduction féminine. Les deux photographies argentiques de Rémy Marlot et Ariane Chopart formant diptyque mettent en scène l’une des rotondes du musée Rodin. On notera la présence de hauts miroirs reflétant murs et plafonds et procurant un effet  d’irréalité tout à fait étonnant.  L’humour n’est pas absent de cette exposition avec le trompe l’oeil de Markuz Raetz  “Métamorphoses II”.  Raetz prouve par l’expérience que le spectateur peut être dupé à tout moment par inattention ou par manipulation des formes ou des images.

   Au terme de l’exposition notre regard est finalement plus aiguisé. L’invitation à nous interroger sur l’interprétation du monde que livre les reflets a fonctionné… 

Carmélien FURET D'ASTON

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