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L’OLIGARCHIE DE L’EXCELLENCE, LES MEILLEURES ETUDES POUR LE PLUS GRAND NOMBRE de Monique CANTO-SPERBER :

    

  Les chiffres sont éloquents, désormais le taux de boursiers dans le recrutement des quatre écoles les plus prestigieuses de la République – ENS, X, ENA, HEC - est de 9% contre 25 % il y a quelques décennies. Ajoutons que la réussite des étudiants issus des milieux défavorisés décline considérablement à l’université…  Devant ce constat alarmant la philosophe et ancienne directrice de l’ENS de la rue d’Ulm, Monique Canto-Sperber, dans son ouvrage “L’oligarchie de l’excellence, les meilleures études pour le plus grand nombre” cherche les raisons de cette faillite et propose des solutions pour l’avenir.

   Désormais il faut être issu d’un milieu forcément aisé, être passé par un bon lycée et avoir des parents qui ont su décrypter pour vous le meilleur parcours scolaire pour que vous espériez avoir accès aux meilleures écoles supérieures.  D’une certaine manière le système français se rapproche de plus en plus du système anglo-saxon, la seule différence tenant finalement aux frais d’inscription mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt…

   Au terme d’une analyse impitoyable relativement à l’organisation sociale  dans laquelle “une ressource de pouvoir se trouve possédée de façon quasi exclusive par une fraction de la population, et lui permet d’exercer une influence considérable”, Canto-Sperber se  penche sur la question difficile des solutions. Pour le lecteur les préconisations d’une intellectuelle de renom qui a présidé l’une des meilleures écoles supérieures de l’hexagone sont la garantie d’une expertise sans concessions sur ces questions.  La philosophe propose d’abord un rapprochement entre les classes préparatoires  et la licence universitaire.   Cette réforme verrait les classes préparatoires beaucoup plus orientées vers l’initiation à la recherche si l’on veut que les étudiants soient créatifs et innovateurs. De son côté l’université devra différencier ses cursus afin d’être au plus près  aux différents niveaux des étudiants. Monique Canto-Sperber prêche pour un enseignement universitaire plus généraliste au départ. De ce point de vue sa vision est surprenante quand on sait que beaucoup d’étudiants  ne disposent  pas du niveau leur permettant de durer dans la formation.  La question des pré-requis indispensables n’est pas abordée par la philosophe, ni d’ailleurs celle des filières types  DUT ou BTS.  Enfin Canto-Sperber reste très conventionnelle  concernant la sélection à l’entrée des classes préparatoires. Et la non sélection à l’entrée de l’Université où les taux d’échecs oscillent entre 60 et 80% en première année.

   En définitive “L’oligarchie de l’excellence, les meilleures études pour le plus grand nombre”  tente de circonscrire le problème de la France dans le domaine de la formation supérieure mais  peine à trouver une solution qui remette la République dans le sens de la marche, c’est à dire qui permettent à chaque lycéen de poursuivre sur la voie de la réussite.

Archibald  PLOOM

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