Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
L’EVANGILE DES TENEBRES de Jean-Luc BIZIEN :

   Jean-Luc Bizien nous conduit en Corée. Si vous consultez une carte, vous découvrez une péninsule barrée d’une césure nette, le pays est coupé en deux.

Des barbelés filent tout au long de la ligne, des militaires armés de mitraillettes et de jumelles veillent jour et nuit. Pour franchir la frontière et gagner le Nord, un étranger doit détenir un laissez-passer. Un traducteur est mis à sa disposition, il épie tous ses faits et gestes, étudie ses expressions et analyse ses paroles.

Aucune liberté. Séjour court et justifié !

Les Coréens du Nord ne cherchent même pas à rallier le Sud. Ils sont endoctrinés dès l’enfance, la population est soumise à un enseignement drastique et chaque citoyen est convaincu de la quasi-divinité de son dirigeant « le cher leader. »

Un choc entre la trépidante Séoul du Sud et le dénuement total du Nord attend le lecteur. Préparez vous au voyage.

Set Ballahan, journaliste américain, part à la recherche de Michael, un reporter infiltré dans la nébuleuse Corée du Nord. Michael a disparu, il n’y a plus aucun signe de lui, nulle part. La culpabilité pousse Set Ballahan à risquer sa peau pour récupérer son gars.

Au même moment en Corée du Nord, une abomination sévit. Un tueur en série d’une cruauté sans borne sème des cadavres. Une signature inimitable. Il prélève, avec une précision chirurgicale, un organe ou un membre sur sa victime et collecte les trophées. Dans ce régime totalitaire, la « chose » est inconcevable ! Ces meurtres sont frappés du secret mais le tueur doit être neutralisé au plus vite.

Le lieutenant Paik Dong-So est catapulté afin de régler le problème. Sa hiérarchie compte sur lui. On ne plaisante pas ! La seule option possible pour Dong-So est la réussite.

Dans ce roman, on passe d’une artère à l’autre et un fil de rappel projette régulièrement le lecteur auprès de Michael.

Michael, traqué, blessé. Sauvé par un monstre. Peut-être un « imoogi » ? Une des légendes vivantes d’Asie.

Les enquêtes de Seth Ballahan et de Paik Dong-So sont comme deux branches d’un même arbre, un arbre qui produit un fruit à deux noyaux.

Leurs recherches les guident aux confins de l’enfer et ces hommes se croisent dans un camp de détention.

Jean-Luc Bizien m’a piégé dans la jungle coréenne et les ordres contradictoires des militaires ont claqué dans mes tympans. A contrario, quitte à lire un polar, je préfère qu’il soit poignant. J’aime quand la peur étend son emprise et que mes viscères se tordent entre deux pages. Rendez-vous manqué !

« L’évangile des ténèbres » n’est pas rugueux comme une toile de jute, c’est un velours. 

Annick FERRANT

CULTURE-CHRONIQUE.COM encourage ses lecteurs à se rendre en librairie  afin de soutenir le réseau des librairies françaises. Vous pouvez aussi cliquer sur le logo "Lalibrairie.com", votre commande sera alors envoyée chez le libraire de votre choix. Enfin, hormis "Amazon", la plupart des librairies en ligne que nous vous proposons sont aussi des librairies de centre-ville que nous vous encourageons à découvrir. La santé du livre dépend de la santé des librairies. 

© Culture-Chronique --                                                

--  Les chroniques littéraires Culture-Chronique

--   S'inscrire à la Newletter       

--  Le twitter CULTURE CHRONIQUE 

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :