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LE SAUT DE L’ANGE de Lisa GARDNER :

Je suis déjà morte une fois.”  Voilà une manière de débuter un roman comme un avertissement des ténèbres aux vivants.  Lisa Gardner nous propose l’un de ces page-turner dont les écrivains américains possèdent le secret de fabrication : des circonstances ordinaires, un environnement paranoïaque,  un récit  où les chausses trappes succèdent  aux rebondissements diaboliques, ce “Saut de l’Ange”  a été numéro un des ventes aux Etats Unis ce qui est une belle performance dans un pays où le nombre de lecteurs doit avoisiner celui  de la France avec  une population cinq fois supérieure…

   Tout commence pour Nicole alias Nicky par un accident de voiture, le troisième en six mois  pour la jeune femme et qui lui occasionne une  nouvelle commotion cérébrale.  A son réveil elle affirme que sa fille Véro qui se trouvait avec elle dans la voiture a disparu.  Mais son mari, qui semble être fou de sa femme, lui affirme que Véro n’est que le fruit de l’imagination de son épouse ; imagination altérée par  les commotions successives. Cette habileté narrative place immédiatement le lecteur dans un doute qui ne sera levé que très tardivement dans ce roman où nous retrouvons le sergent Wyatt Foster et de Tessa Léoni. 

   Lisa Gardner  parvient à réaliser  le tour de force  de proposer à son lecteur un récit sombre et alerte, complexe et efficace.  Rien n’est laissé au hasard chez cette maîtresse du thriller.  Tous les ressorts du genre sont actionnés dans une savante alchimie : psychologie sombre des personnages, retournements de situations,   immersion  permanente dans un océan d’incertitude, tout est construit pour que le roman soit une perfection d’équilibre et  de puissance narrative.  On ne découvre le fin mot de l’histoire que dans les dernières pages. “Le saut de l’Ange”  est un précipité  de suspense, de part d’ombre et  d’hypothèses spécieuses.  Le lecteur y trouve, en définitive, ce qu’il est venu chercher :  un voyage de quelques heures  en une contrée  où la vérité  s’est retirée  au profit d’un doute absolu. Du grand art.  

Archibald PLOOM 

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