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LE BEL AVENIR de Robin KIRMAN :

   1997, Julie Patel,  une jeune étudiante d’origine indienne est retrouvée morte assassinée sur le prestigieux  campus de  Harvard.  Rapidement les soupçons vont se porter sur le professeur en histoire du droit, Rufus Storrow, qui a eu des propos désagréables pour ne pas dire discriminatoires à son égard.  C’est une affaire qui défraya  la chronique et bouleversa une université  connue  pour l’excellence de son enseignement plutôt que pour les crimes qu’on est susceptible d’y commettre.

   L’action elle même démarre  dix ans plus tard dans les jours qui précèdent la commémoration de la mort de Julie Patel et c’est sans doute l’une des forces du récit. L’effet rétroactif   et la distance temporelle  permettent à l’écrivain de reconstruire  le passé à partir d’un présent où le traumatisme est resté  vivace pour les différents protagonistes. Il y a d’abord Georgia Calvin Reece, une ancienne étudiante de l’université, qui avait entretenu une relation avec le professeur Storrow at qu’un jeune reporter poursuit constamment pour  lui soutirer des informations sur  les événements de l’époque.  Il y a aussi   Charles Flournoy et Alice Kovac les deux amis de Georgia qui, comme elle, firent leurs études  à Havard durant cette terrible période.

   Robin Kirman  recompose le puzzle de chacune  de ces existences  promises à un bel avenir et dont l’assassinat de Julie va bouleverser les trajectoires.  Les circonstances pourraient suggérer au lecteur qu’il s’agit de l’un de ces thrillers dont les auteurs américains ont le secret mais  en vérité  il ne s’agit  pas de cela.  Kirman  nous offre plutôt une habile satire  de l’enseignement  supérieur  dans les grandes universités américaines avec son lot d’hypocrisies et de faux semblants.  « Le bel avenir » est aussi une remarquable peinture sur le passage à l’âge adulte.  L’évolution des portraits psychologiques est saisissante  et constitue l'une des réussite de ce roman qui explore  avec finesse les effets d’une tragédie  sur le cours  d’existences en devenir. Si l’on  ajoute une  fable  réaliste sur l’amitié  et ses évolutions  incertaines  entre mensonges, ambitions et fidélités, on se retrouve finalement avec un roman qui franchit  bien des frontières entre lesquelles on aurait pu l’enfermer.  Une belle surprise !

Archibald PLOOM 

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