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LE PAYS DONT JE ME SOUVIENS d’Anne RÉVAH :

   Après “Quitter Venise”  Anne Révah nous offre une nouvelle plongée romanesque  au coeur  des thématiques qui traversent son oeuvre : le voyage initiatique, les déambulations dans des espaces inconnus, l’introspection comme mouvement intérieur vers une forme de liberté.  Dans  “Le pays dont je me souviens”  Révah va approfondir  et développer ces trois pistes narratives  avec  l’élégance et la précision qu’on lui connaissait déjà.  

   Philippe a quarante cinq ans et il est à un tournant de son existence. Il vient de quitter brutalement une épouse tyrannique et deux grands fils pour revenir dans la ville de province où il a longtemps vécu.  Un jour il retrouve  le vieux café de son lycée où il a laissé beaucoup de souvenirs.   Là  il rencontre  Myor un  SDF qui vit  dans la forêt et qui passe des journée à noircir des dizaines de feuilles de notes.  Il raconte qu’il vient d’ailleurs, d’un lieu qui semble avoir tous les contours  du pays rêvé de l’enfance.  Jusqu’alors Philippe vivait une vie que sa femme Claire organisait  de bout en bout. « Elle avait tout prévu pour que Philippe soit heureux. Dans le vocabulaire de Claire être heureux signifiait posséder grâce à elle tout ce qui rendait la vie quotidienne facile, et réjouissante. »  Les désirs de Philippe étaient systématiquement  retraités par Claire, une vie de prisonnier entourée de bonnes intentions.

  La rencontre entre Myor,  dont on se demande rapidement si son cas ne relève pas de la psychiatrie,  et Philippe, en rupture de ban, va finalement  déboucher sur  une odyssée inattendue  et régénératrice. Les deux hommes vont partir ensemble  sur les routes pour retrouver  ce lac salé  mal localisé dont parle  Myor. Comme une envie de se mêler de la vie d’un homme dont le rêve paraissait  si vivant  et si proche.  Le roman bascule alors du côté du road novel, la route, les rencontres,   et finalement  l’apprentissage d’une liberté qui donne une nouvelle saveur à l’existence de Philippe.

   « Le pays dont je me souviens »  est un roman  sensible et profond qui réinterroge le sens que chacun donne à sa vie.  Un beau voyage.

Archibald PLOOM 

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