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LES ARBRES EN HIVER de Patrick ERIS :

    Il y a du Jack London chez Patrick Eris cet auteur transgenre  qui pérégrine du fantastique au polar en passant par la science fiction.  Eris fait partie d’une galaxie d’écrivains inclassables qui trouvent leur inspiration dans un maelstrom littéraire qui en déboussolerait plus d’un.  Nous disions Jack London mais nous aurions pu ajouter Philip K.Dick, Lovecraft, Stephen King et encore Jean-Patrick Manchette.  “Les arbres en hiver” constitue à ce titre un cas d’école.  Eris nous propose une plongée dans le Jura profond en mode “nature writing” à la française. “Au commencement était la forêt. Elle a toujours été là ; longtemps avant que le premier embryon d’être humain ne rampe hors du limon primordial, elle se dressait, majestueuse déjà grouillante de vie. De vie et de mort…”   Le Jura est une belle et rude contrée où les paysages sont à couper le souffle mais en vérité la contemplation des beautés de la nature n’est pas exactement le fond du roman.  L’hiver a couvert les cimes, les chemins et les près d’un épais manteau blanc mais la mort rôde au fond des campagnes.  Des massacres cruellement mis en scène sont commis de manière rituelle.

    La brigade de gendarmerie qui est chargée de l’enquête a vu ses effectifs fondre comme neige au soleil et l’affaire est d’une telle ampleur qu’il faut toute la détermination et la débrouillardise d’un adjudant pour mettre de l’ordre dans les indices dont dispose la police. Ces crimes épouvantables auraient dû faire la une des médias mais la France se passionne pour un jeu de téléréalité   qui en dit long sur la dégradation de l’opinion qui se gave désormais de spectacles médiatiques affligeants.

   Patrick Eris nous propose avec “Les arbres en hiver” un objet littéraire non identifié qui croise du côté d’un naturalisme qui plongerait son pinceau dans le roman noir à la française.  Reste qu’on ne peut manquer de sentir une influence anglo-saxonne de bon aloi dans ce roman à la structure narrative proliférante.  On se laisse entrainer dans les méandres des cette oeuvre singulière  en se demandant où elle pourrait bien nous mener.  Une seule façon de le savoir, lire  “Les arbres en hiver”. Vous ne serez pas déçu.     

Archibald PLOOM 

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