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LE VRAI DU FAUX, ET MÊME PIRE de Martine NOUGUÉ :

Martine Nougué écrit en embuscade depuis son petit village du Languedoc au coeur des vignes de la lagune de Thau. C’est un endroit dont elle connait tous les recoins et qui constitue la toile de fond de ses romans. Déjà avec Les Belges reconnaissants”, son premier roman, Martine Nougué avait réussi à nous entrainer dans les pas de l’officier de police Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète qui va devoir fouiller dans le passé trouble du village de Castellac pour retrouver l'assassin de son maire. Dans « Le vrai du faux et même pire » nous retrouvons Pénélope  pour une nouvelle enquête qui se déroule cette fois dans le quartier de La Pointe à Sète, petit port sur le bassin de Thau. 

   Pénélope Cissé est une forte tête qui s’entend très bien avec son supérieur direct  commandant Garamont. Quand le récit débute Pénélope revient de son pays d’origine, le Sénégal où elle est allée chercher sa fille, la petite Lisa-Fatouh,  qui passera ses vacances à Sète. Elle est âgée de onze ans et demi, et possède un esprit vif. Elle peut compter sur Luigi,  son ami bouquiniste pour la prendre en charge quand elle travaille. La petite fait preuve d’un grand intérêt pour les livres, et adopte rapidement Luigi. Mais de son côté sa mère doit régler une sale affaire : une maladie menace l’ostréiculture de l’Étang de Thau et des stocks d’huîtres sont régulièrement volés sur la côte. Par ailleurs Garamond et Cissé doivent expliquer rapidement la disparition de trois habitants du quartier de la Pointe : Armand, Jocelyn et Louis. Des voyous de petite envergure. Armand est patron de bar, connu pour ses violences envers son épouse, qu’il prostitue. Jocelyn est propriétaire d’exploitations d’ostréiculture, connu pour ses petits trafics et ses magouilles. Quant à Louis, c’est un voyou sans intelligenceIl se trouve qu’il y a un lien entre l’empoisonnement de La Pointe et la disparition des trois hommes.  Qui est derrière cet empoisonnement  du petit port ? C’est l’enigme que vont devoir résoudre les deux flics sétois.

    Martine Nougué réussit un polar plein de saveur  languedocienne. Elle croque avec beaucoup de talent des personnages haut en couleur comme Marceline, vieille militante éco-féministe, qui éclaire l’affaire sous un jour particulier.  « Le vrai du faux et même pire » possède les charmes du roman provincial et  l’efficacité d’un polar inspiré.   

Archibald PLOOM 

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