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LONG ISLAND de Christopher BOLLEN :

 Après “Manhattan people” Christophe Bollen nous propose une oeuvre possédant d’indéniables qualités littéraires servies par une excellente  traduction  de Nathalie Peronny – on ne dit jamais assez de bien du travail  des traducteurs… “Long Island” est en effet un roman à l’écriture racée et aux descriptions  somptueuses  qui déborde  dès les premières pages le lit du récit.  “C’est ainsi que je découvris, Long Island : sur une carte routière, moi à l’avant de la voiture de Paul Benchley, toi pareil à un corps de femme flottant dans la baie de New York. Je m’étonne encore d’être le seul à voir un corps féminin dans la forme de cet appendice terrestre étiré le long du littoral  - les jambes formées par la fourche des deux plages qui s’échappent chacune d’un côté, les hanches et la poitrine dessinées par les anses rocailleuses des parcs à huîtres, le crâne éclaté entre différents quartiers de New York.”  L’écrivain a décidément du style mais son périmètre narratif  ne s’éloigne guère  de New-York  pour le plus grand plaisir du lecteur  français. Il faut dire que Bollen est l’une des figures phare de la scène culturelle new-yorkaise, critique d’art et de littérature mais surtout rédacteur-en-chef de la mythique revue “Interview” fondée par Warhol.

    Orient est une petite ville située à la pointe de Long Island  à une soixantaine de kilomètres de Long Island, c’est un lieu de villégiature pour une partie de la gentry New-Yorkaise.  “Les New-Yorkais venaient avec leurs décorateurs, leurs jardiniers  paysagistes et leurs pruniers importés  du Japon, mais aussi avec leurs problèmes  - entre autres, la criminalité.”   Quand le corps d’un résident est retrouvé dans la baie la petite ville bascule dans un huis clos étouffant que Bollen peint avec un soin du détail psychologique tout à fait jubilatoire.  D’autres morts suspectes  vont rendre le climat d’Orient totalement irrespirable et  voir émerger les vieilles querelles rassises, les rivalités de classes,  les relations ratées et la vision désenchantée  de Manhattan.

   “Long Island” est un  grand roman américain  par un écrivain qui se pose désormais comme l’une des meilleures plumes de la côte Est.

Archibald PLOOM  

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